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When you’re strange : a film about The Doors – Tom Di Cillo – 2010

when-you-re-strange-2010-17908-423839718   5.9   Voilà un beau documentaire sur les Doors, ce que ça fait plaisir ! Di Cillo retrace le parcours du groupe américain, les 54 mois qu’ils ont vécu ensemble, des enregistrements de Light my fire et autres, à la mort de leur chanteur. Prise de parti évident, nous ne sommes pas dans un documentaire neutre, le cinéaste fait des Doors quelque chose de beau, en n’omettant pas, heureusement, de montrer les bas de leurs carrières, les différends avec Jim Morrison, la place de la drogue, de l’alcool, leurs concerts sans commune mesure. Les images d’archives choisies sont passionnantes, entre les séances d’enregistrement studio où lorsque les uns se concentrent pour donner le meilleur d’eux-mêmes l’autre est littéralement en train de planer, les concerts voués à ne jamais bien se terminer, des morceaux de conférence de presse d’un autre monde. Il y a une mise en valeur de Morrison évidemment, parce qu’il était l’icône, celui qui a fait que tout réussisse (pas de groupe sans Jim dit la voix-off lorsque ce dernier décide, après Soft Parade, de tout arrêter) mais aussi celui qui fait que tout se casse la gueule (dérapages à répétition durant de nombreux concerts). Di Cillo a su faire un docu très maîtrise, au niveau de son rythme déjà, de son utilisation musicale, tout en réduisant au maximum le côté sensationnel de la chose, tout est joliment agencé. Des images d’archives des Doors mais pas seulement : considération de l’époque, des bouleversements politiques, de la période hippie, documentaire jamais exclusif. Et entre cette pluie d’images d’archives, des images plus calmes d’un homme, au volant de sa voiture, apprenant la mort du chanteur. Un homme qui sillonnerait l’Amérique, sous acide. Ces images ce sont celles du film de Jim Morrison : HMV, an american pastoral, sorte de road-movie expérimental, film qu’il a réalisé quand il étudiait le cinéma, dans lequel il ne filme que lui. C’est aussi ça les Doors, un tas de paradoxes, comme il y en avait partout à l’époque. On révolutionne, on se révolte mais on reste de simple produit de la société, à l’image de ces concerts pleins à craquer, ces séances photos à répétition, où même ce drôle de différend entre les membres du groupe, concernant l’utilisation d’une de leur chanson pour une publicité qui aurait dû leur permettre de rapporter un max de thune. Les Doors ça restera quoi qu’il arrive quelque chose, et en ce qui me concerne, je les ai beaucoup écouté, et encore aujourd’hui. Pourtant j’ai beau connaître leur histoire presque par cœur, Di Cillo a rendu un truc qui m’a beaucoup touché, devant lequel je n’ai pas vu le temps passer. 


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Auteur:

silencio


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