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Cube – Vincenzo Natali – 1999

20. Cube - Vincenzo Natali - 1999La solitude des nombres premiers.

   6.5   Cube est un escape game débarrassé de son appétit de résolution. Et en ce sens il annonce de nombreux produits, Saw en tête, La plateforme récemment, qui l’ont pris comme modèle sans pourtant en saisir la sève, soit par nécessite racoleuse, soit par prétention indigeste.

     Le film de Natali est plutôt bien vu dans son approche sociétale tant il détruit le modèle américain alpha, aussi bien le cowboy que le pater familias, aussi bien le cinéma des années 50 que celui des années 90. Il ne se situe donc nulle part. Semble s’inspirer de tout et de rien. Un peu comme le fut Matrix sensiblement à la même période. Il invente certes moins que les Wacho mais il bricole davantage : Une ambition de film d’exploration, tourné dans un décor unique mais sans cesse renouvelé par un détail (des pièces piégées ou non, identiques sinon par leur ambiance colorimétrique) ce qui en fait une idée assez originale et osée, sitôt qu’il faille la tenir quatre-vingt-dix minutes durant.

     Et le film tient bien. Tellement bien qu’il nous fait oublier, par ses nombreux virages, que les personnages peuvent, un moment ou un autre, revenir à leur point de départ. Il utilise magistralement ses rebondissements, sait les ménager ou les faire exploser en temps voulu, et surtout fait évoluer constamment sa faible batterie de personnages (sept au générique, mais très vite cinq), d’abord en les faisant entrer en scène au fur et à mesure puis en les faisant interagir malgré la situation, apprendre à se découvrir, se solidariser ou se détester.

     Et surtout, à l’instar de Tenet récemment, Cube progresse en film matheux : Pas de carré Sator, mais les nombres premiers, Descartes, la localisation dans un plan en trois dimensions, les facteurs. Bref il n’utilise pas du tout son cadre pour un banal whodunit au sein duquel il s’agirait de miser sur la prochaine victime ou prévoir celui qui s’en sortira. Le cube ne tue concrètement que deux personnes : Un type dont on ne connaitra rien, lors d’une introduction sèche, gore, efficace. Puis le cowboy, très rapidement aussi. Choix surprenant tant il assume sa volonté de ne jamais vraiment faire cohabiter les deux mâles dominants.

     Dès lors, ceux qui meurent le sont à cause des autres, un type surtout : Le seul pour qui on s’attache d’abord (flic et père courage) que le film renversera en grand méchant, d’abord intolérant et hystérique, avant d’être pervers et lâche, puis arriviste et meurtrier. Et on comprend (trop ?) la démarche dès l’instant que le personnage attardé entre dans la danse. On comprend que ce sont les oubliés du système, que Natali ambitionne d’ériger en héros solidaires improvisés. Et ça c’est plutôt cool.

     Alors oui, il faut accepter son concept high tech, qui suivant le spectateur et/ou son humeur, se révèlera ludique ou insupportable. Mais si on l’accepte le film tient, tandis qu’on le voyait plutôt fonctionner sur un pitch de court. Il y a une ambiance qui impressionne et qui reste, cheap mais cohérente, des personnages passionnants et des rebondissements (mathématiques) plutôt savoureux. Et puis j’aime le parti pris de ne donner aucune réponse quant à l’existence de ce cube puisqu’on saura seulement qu’il est le résultat d’une expérience accidentelle. Seul le voyage compte.

Splice – Vincenzo Natali – 2010

14249872_10153961494117106_5287226262826052434_o     2.9   Le début est prometteur, il y a une ambiance, un peu de mystère, Natali est encore sage dans sa réalisation. Puis ça devient très vite sans intérêt, médiocre, mal joué, mal branlé. Avant que ça ne vire au nanar total dans un dernier acte  » Film de monstre » ridicule.


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silencio


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