Archives pour la catégorie Wong Kar-Waï

A tears go by (Wong gok ka moon) – Wong Kar-Waï – 1989

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   5.8   C’est le tout premier long métrage du cinéaste Hongkongais et j’aurais tendance à presque dire que c’est son plus réussi, tant il est encore dépourvu de cette pose globale qui caractérise son cinéma aujourd’hui inhérente à la certitude d’être devenu un grand. Mais je pense que les gens se sont un peu enflammés au sujet de cet auteur. Même In the mood for love n’est pas si génial qu’on le dit j’en suis sûr (il me faudrait le revoir). Disons qu’il a marqué il y a dix ans mais je suis quasi certain que ça vieillit super mal. Là, je retrouve ce qui me plait dans les films de Carax par exemple, cette espèce d’urgence, de romantisme fou. Voire ce qu’on peut retrouver dans certains Coppola, comme Rusty James. C’est hyper esthétisé, kitch, musical, un peu incontrôlé, j’aime ça. Je trouve que c’est un très beau premier film plein d’envie et d’humilité.

My blueberry nights – Wong Kar-Waï – 2007

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     0.4   Ridicule. De paresse, d’ineptie, de maniérisme. L’effet de style tendance clipo-meringué est la marque de fabrique du cinéaste Hongkongais, d’accord, mais rendu à tel point d’inutilité ici sinon celui de se palucher sur chaque ralenti, plan filtré rouge, puis jaune, pris dans l’embrasure d’une porte ou derrière une fenêtre que ça en devient risible à souhait. Sauf que le film n’accepte jamais sa décomplexion et force chaque trait pensant qu’il réinvente tranquillement la rom’com tragique. Sommet de narcissisme dégoulinant et de fierté accompli atteint vers le quart du film lorsque façon clip – le film répétant inlassablement le même procédé à intervalles quasi réguliers – la petite musique récurrente de In the mood for love retentit sous un tempo nettement plus piano. Avant de revenir in extremis durant le générique final. C’est dire la prise de risque et l’humilité de la chose. Je ne me souvenais plus que le film avait été en compétition au festival de Cannes, cela montre à quel point cette programmation est un désastre, tant d’une part un film comme celui-ci n’y apparaîtrait jamais s’il n’était signé d’un réalisateur jadis auréolé, mais surtout qu’il est d’une faiblesse sans nom, d’un vide édifiant, au regard d’une sélection qui recherche systématiquement le film qui bouscule, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme. A la rigueur une ouverture de festival, mais c’est tout, ça ne mérite pas mieux. J’étais pas loin d’éteindre au bout de vingt minutes mais je n’avais toujours pas vu Natalie Portman, alors j’ai attendu. Le film est toujours mauvais quand elle fait sa première apparition, mais nettement moins désagréable, comme si Wong reconnaissait que ses chichis horripilants de cinéaste suffisant étaient alors inutiles, laissant libre cours au jeu de Portman pour orner sa bluette neuneu. A la place de Norah Jones, je l’aurais eu mauvaise. Voilà longtemps que je n’avais pas vu un truc aussi insupportable, surtout venant d’un cinéaste qui aura au moins déjà fait un bon film.


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silencio


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