Archives pour la catégorie Yasujirô Ozu

Un garçon honnête (Tokkan kozô) – Yasujirô Ozu – 1929

08. Un garçon honnête -  Tokkan kozô - Yasujirô Ozu - 1929Drôle de gosse de Tokyo.

   5.0   Visible dans une version incomplète (quatorze minutes au lieu de trente-huit paraît-il) Un garçon honnête – tiré d’une nouvelle d’O.Henry – forme un récit malgré tout cohérent et annonce certains longs du cinéaste japonais, en particulier ses films plus loufoques (inspirés par le cinéma burlesque américain) comme Bonjour ou la première partie de Chœur de Tokyo. Ici, un petit garçon kidnappé va causer les pires ennuis à ses ravisseurs, qui finissent par préférer se débarrasser de lui. Variation de l’arroseur arrosé jusque dans le dernier plan, où le kidnappeur est poursuivi par une bande de gamins. Rigolo et dispensable.

Chœur de Tokyo (Tōkyō no kōrasu) – Yasujirō Ozu – 1931

04. Chœur de Tokyo - Tōkyō no kōrasu - Yasujirō Ozu - 1931Entre deux mondes.

   8.0   Il est rare que le cinéma offre d’assister à ce point au fossé si imposant qui sépare le monde adulte de celui des enfants. Ici, quand deux grands parlent ou se disputent, l’arrière-plan ou le contrechamp montrent systématiquement des gosses en train de jouer, de rire, de pleurer. « Comme j’envie les enfants qui peuvent pleurer sans retenue » dit un personnage un moment donné. Tout le programme du film se joue dans ces quelques mots, tant la vie semble difficile.

     C’est un grand film sur la crise de l’emploi au Japon, la crise économique de 29 et les répercussions sur les rapports père/fils. Un grand film muet, qui a l’audace d’utiliser les cartons avec parcimonie. Rien de trop. Rien qui double ce que l’image, déjà, suggère. Si l’on sent qu’Ozu tient ici la comédie américaine pour modèle (toute la première partie estudiantine du personnage, notamment) il s’en libère rapidement tant le mélodrame prend le pas sur le burlesque.

     Père de famille et employé d’une compagnie d’assurances, Okajima s’oppose au licenciement abusif d’un de ses collègues (un vieil homme qui a vendu un contrat à un type décédé le lendemain) et se fait licencier lui-même. Les promesses d’offrir un beau vélo à son garçon s’envolent. Et le contexte économique n’est pas des plus favorables aux chômeurs : c’est ainsi qu’il croisera la route de son ancien professeur de gym, obligé de se reconvertir, ayant ouvert une guinguette qui ne fonctionne pas. Et voilà Okajima d’accepter de faire l’homme sandwich, afin de d’aider son ami à vendre son riz au curry, en échange d’un éventuel job à venir.

     La crise chez Ozu est filmée dans la plus pure intimité. Crise du foyer : Comment nourrir les enfants sans revenu ? Comment payer les soins de la jeune fille malade ? Si la commode se vide c’est probablement qu’on a vendu des vêtements pour y remédier… Si Okajima perd son travail, il perd aussi de son image. Comment les enfants peuvent-ils accepter le déclassement ? Acheter une trottinette à son garçon qui tenait temps à sa bicyclette provoquera la crise de nerfs de l’enfant (qui jette ses chaussures, saute pour faire du bruit, mange le papier tendu de la cloison fine…) qui n’en sera que légitime : Son père lui a menti.

     Chœur de Tokyo contient nombre de moments d’une fulgurante beauté. Parmi ceux-ci cette conversation entre époux, fatigués de leur sort, qui s’achève dans le silence des regards, qui se croisent, puis se perdent sur l’horizon d’une simple corde à linge où flottent leurs vêtements accrochés. Ce film est une merveille.

Récit d’un propriétaire (Nagaya shinshiroku) – Yasujirō Ozu – 1947

13. Récit d'un propriétaire - Nagaya shinshiroku - Yasujirō Ozu - 1947La vieille femme et l’enfant.

   7.0   Dans un village du Japon d’après-guerre, un petit garçon abandonné est recueilli à contrecœur par une veuve grincheuse, qui espère d’abord le perdre ou le voir partir, le sermonnant constamment sur ses moindres faits et gestes, jusqu’à lui attribuer des vols qu’il n’a pas commis, mais qui peu à peu, sans vraiment l’avouer ni se l’avouer, s’attache à lui.

     Comme à son habitude, Ozu fait vivre ce quartier pauvre de Tokyo au moyen de personnages passionnants mais surtout d’une mise en scène subtile dont il a le secret, aussi bien dans les intérieurs que dehors, dans les rues dévastées ou les plages infinies. À l’image de ces plans récurrents, de ce drap souillé par l’enfant, en train de sécher ou de ces rangées de kakis, chaque plan est une merveille à lui seul.

     C’est un film grave, sur deux âmes esseulées, qui s’adoptent l’un l’autre, traité avec l’infinie douceur d’Ozu. Au rythme de ces épaules qui se déhanchent en chœur pour faire partir les puces. Un beau film sur une construction familiale éphémère, d’un amour passerelle vers un autre, une retrouvaille d’un côté, une prise de conscience, ouverture à l’entraide et la tendresse de l’autre. Les dernières minutes sont très émouvantes.

La danse du lion (Kagamijishi) – Yasujiro Ozu – 1936

32. La danse du lion - Kagamijishi - Yasujiro Ozu - 1936Faire l’acteur.

   5.0   Il y a une étrange promesse en guise d’introduction. Une voix off raconte les talents hors pair d’un comédien de kabuki sur le point de se reproduire sur scène dans la peau d’une jeune femme se transformant en lion. Les plans fixes de sièges vides, coulisses désertes et scène abandonnée se succèdent en accompagnement de cette présentation de brève de presse, volontaire et fantasque, racontant l’histoire que l’acteur s’apprête à incarner. On se croirait dans un Resnais. Puis soudain, le lion entre en piste, le comédien en question effectue sa danse. Et Ozu filme ça le plus platement du monde, à trois caméras, dans une captation sans passion ni génie, pour une commande de l’Association culturelle du Japon. La promesse initiale est éventée car elle n’est pas relayée par une promesse de mise en scène. C’est comme si Ozu avait disparu, dévoré par le lion. Reste un beau témoignage.

Il était un père (Chichi ariki) – Yasujirō Ozu – 1942

14. Il était un père - Chichi ariki - Yasujirō Ozu - 1942Et la vie continue.

   8.0   Son titre l’érige fièrement, c’est la figure de père qui intéresse Ozu, ici. Au point que les femmes seront quasi absentes du récit, fantômes (épouse et mère) parmi les fantômes (le père du père, l’écolier) reléguées dans une confession, un souvenir ou in-extrémis dans la promesse d’un relais. Cette épure de l’entourage s’en ressent aussi au sein de l’histoire de cet homme et son fils, comme si Ozu avait uniquement procédé par soustraction, ôtant oripeaux et ornements pour ne garder que l’essentiel. L’os.

     Enseignant dans une ville de province, le père se sent responsable de la mort accidentelle d’un élève lors d’une sortie scolaire. Il ne le supporte pas et démissionne. Dès lors il choisit de retourner dans sa ville natale mais confronté au manque d’argent et souhaitant les meilleures études pour son garçon, il part pour Tokyo, place son fils dans un internat et s’éloigne donc géographiquement de lui. Irrémédiablement, puisqu’ils ne se reverront que lors de brèves retrouvailles. Ici dans un week-end au hammam, là lors d’une partie de pêche qui fait écho à celle qui scellait leur séparation à venir, avec ces mouvements de canne à pêches parfaitement symétriques qui soudain, dès l’annonce brutale, se dissociaient.

     Maniant l’ellipse à merveille, au moyen de séquences se répondant en écho, objets réapparaissant autrement, Ozu brosse une délicate relation entre un père et son fils et en particulier l’histoire d’une absence et du rêve ultime d’un fils exaucé au seuil de la mort d’un père. C’est magnifique. Et quelque part, pas si éloigné de trois films qui me tiennent à cœur à savoir ceux formant la trilogie d’Apu, de Satyajit Ray. Il y a là aussi cette idée de transmission et d’ambitions qui convergent. Et là aussi le film se ferme sur un départ, sur un train, qui à l’instar de la pêche joue un rôle majeur, asymétrique et cyclique.

Une auberge à Tokyo (Tōkyō no yado) – Yasujirō Ozu – 1935

05. Une auberge à Tokyo - Tōkyō no yado - Yasujirō Ozu - 1935Les chiens errants.

   7.0   Kihachi, un père sans le sou, accompagné de ses deux petits garçons, ère à la recherche d’un boulot de tourneur. Il trouvera finalement une place dans la sidérurgie grâce à l’aide d’une vieille connaissance. Alors, leur quotidien change et se lie sur le visage du père quand il observe ses enfants manger à leur faim, profiter confortablement de leur sommeil ou filer à l’école. Mais une jeune femme rencontrée dans leur vie d’errance va refaire surface. Le film est découpé en deux tableaux, avant tout l’errance dans la banlieue industrielle puis ensuite l’auberge providentielle. Et c’est cette femme, elle aussi désespérée, elle aussi accompagnée de sa fille, qui les relie. Sa gamine atteinte de dysenterie, elle a dû se résoudre à se prostituer pour lui payer des soins.

     Le mélo est chargé, certes – Et musicalement chargé, aussi. On y évoque aussi l’abandon (d’une mère) avant de dériver vers la maladie (d’un enfant). Mais la force d’Ozu, dont c’est  l’un des tous derniers films muets, est de savoir capter des petites choses, douces, parfois merveilleuses à l’image de cette très jolie scène qui voit les enfants et leurs père jouer à faire semblant de boire du saké et manger du riz – se choisir un grand verre, se servir une plus grande assiette – alors qu’ils crèvent de faim. Ça adoucit un peu l’ensemble. Légèreté aussi quand un des deux gamins ramène une casquette et non à manger avec l’argent récolté par les chiens errants rapportés dans un institut qui réalise un programme contre la rage. Ozu désamorce la cruauté apparente de la situation.

     Ces trouées mises de côté, Une auberge à Tokyo reste un film très dur. Même quand enfin Kihachi trouve du travail il s’agit de choisir entre manger copieusement ou dormir confortablement. Pas les deux. Il ne faut pas oublier que c’est un film qui fait dire par deux fois à une mère puis un père, que l’idée de se tuer avec leurs enfants leur a déjà traversé l’esprit. Mais le geste final, aussi sombre soit-il, est plus nuancé dans sa finalité – carton à l’appui. A part ça, si l’on trouve déjà quelque attache pour les lignes et les poteaux télégraphiques, les décors en imposent par leur dénuement, des cheminées d’usine en arrière fond, des tourets de câbles électriques un peu partout. L’extrême pauvreté se lie sur les vêtements, sur les visages et participe à rendre le récit très concret.

Une femme de Tokyo (Tokyo no onna) – Yasujirô Ozu – 1933

12. Une femme de Tokyo - Tokyo no onna - Yasujirô Ozu - 1933Notre vain quotidien.

   7.5   Où l’on se rend compte à quel point le son fut une révolution essentielle dans le cinéma et principalement donc dans celui d’Ozu. On aimerait tant entendre le bruit de ce robinet qui goutte, de cette porte qui s’ouvre, se ferme, de cette bouilloire quand elle arrive à ébullition, le vent soulevant le linge, les touches de la machine écrire, le tic-tac des horloges. Si régulièrement Ozu s’intéresse à ces « objets » du quotidien en leur offrant le gros plan, c’est aussi bien pour marquer une ellipse que pour tenter de capturer les instantanés de vie, les mœurs japonaises bref une certaine poésie du quotidien. Quoiqu’il en soit, tout Ozu est déjà là, en gestation : les cadres dans le cadre, les champ/contrechamp face caméra, les instants où les personnages se perdent dans leurs pensées et réflexions, les intérieurs aux imposantes profondeurs de champ. Et deux magnifiques rôles de femmes, aux façades joyeuses et superficielles, mais tellement complexes, secrètes et torturées si l’on creuse ces apparences. Ce sont elles qui endossent tout d’ailleurs : le sacrifice de la double vie, le poids de la prostitution pour permettre aux hommes d’étudier, le poids du secret et celui de la rancœur, jusqu’à la responsabilité de la mort  de celui dont l’honneur est bafoué quand l’indicible se dévoile. « Tu ne m’auras donc jamais comprise. Espèce de mauviette ! » seront les derniers mots, terribles, de Chikako sur le cadavre de son frère Ryoichi, c’est dire la force de ce personnage et la violence de ce final. Une femme de Tokyo est un mélo somptueux, une merveille de drame intimiste et de pamphlet national, un grand film, déjà, sur l’implosion de la famille japonaise et sur le fragile Japon des années 30.

Fin d’automne (Akibiyori) – Yasujirô Ozu – 1960

16. Fin d'automne - Akibiyori - Yasujirô Ozu - 1960Le(s) beau(x) mariage(s) ?

   6.0   Mon cinéma de quartier favori offrait une rétrospective Ozu en dix films. Le rêve. Enfin, le rêve il y a dix ans. Aujourd’hui ce fut plutôt un crève cœur. J’espérais en voir au moins deux ou trois, entre deux nouveautés ; j’en aurais fait qu’un, au pif – si en plus je me serais permis de choisir, c’était la bulle je pense – et c’est tombé sur Fin d’automne, soit l’un de ses tous derniers films, en couleur. J’avais peut-être trop sacralisé l’événement ou plus simplement la fatigue m’aura empêché de m’y fondre complètement, c’est une petite déception. Jamais réussi à m’attacher à ses personnages – notamment ses personnages masculins, tous un tout petit peu insupportables dans leur gaudrioles. Jamais été emporté par ce récit qui préfère adopter une tonalité insouciante plutôt que de creuser l’intensité dramatique. Seules les dernières minutes – le voyage entre mère et fille – et la toute fin m’auront extirpé de l’ennui poli et un peu ému puisque c’est à ce personnage de veuve solitaire auquel on se raccroche souvent, qui referme le film avec son regard, dans un beau moment d’émotion et de douceur où percent enfin les promesses de mélancolie. C’est un film très doux, comme toujours, dans le peu que j’ai vu d’Ozu à ce jour. Mais ce sont surtout ses compositions de plans, d’une élégance rare et d’une rigueur géométrique imparable, aussi bien dans les couloirs d’immeubles, sur les toits ou dans les habitations qui m’ont séduit, plus encore que dans Bonjour. On sent que le cinéaste japonais est arrivé à un point de maturité absolu dans le moindre placement de sa caméra, c’est très beau.

Bonjour (Ohayo) – Yasujirō Ozu – 1959

9678La grève.

   6.5   C’est bien. Pas un Ozu qui ne me marquera outre mesure non plus mais c’est un beau film sur le quotidien de deux mondes assez distincts, l’enfance d’un côté, taquine, entêtée et pétomane ; les adultes de l’autre, solitaires et soupçonneux. On navigue d’un foyer à l’autre, d’une fenêtre de la rue à l’autre dans ce quartier pavillonnaire en banlieue Tokyoïte avec une limpidité attachante. Ozu tente le burlesque et le fait avec sensibilité, subtilité un peu à la manière d’un Tati. Tout est méticuleusement mis en scène, avec de vrais instants de grâce – La fin est magnifique – et un regard tendre mais réaliste sur les mutations de la société japonaise. Bref, je prends.

Le fils unique (Hitori musuko) – Yasujirô Ozu – 1936

28.-le-fils-unique-hitori-musuko-yasujiro-ozu-1936-1024x752Mère et fils.

   8.5   Depuis le temps que je voulais découvrir le cinéma d’Ozu ! C’est chose faite, mission accomplie. Et une chose est sûre, je ne vais pas m’arrêter là-dessus.

     Le fils unique est le premier film parlant réalisé par le cinéaste japonais. C’est un film d’une grande douceur. Pourtant c’est un film déchirant et un amer constat social du Japon d’avant-guerre. Film qui s’en va cueillir par le prisme du temps (une ellipse de quinze ans) la relation entre une mère et son fils.

     Une ouvrière, plus exactement fileuse de soie, vivant dans la province de Shinshu, rend visite à son fils, Ryosuke qui s’est installé à Tokyo après ses études. Auparavant, le film aura pris le temps de saisir la situation provinciale, l’extrême pauvreté de son quotidien qui ne se marie pas vraiment avec une éventuelle réussite professionnelle de son fils, si celui-ci ne s’en va pas tenter sa chance en ville. C’est le premier déchirement, l’acceptation qu’il faille le laisser partir et se sacrifier financièrement pour lui payer des études onéreuses. On ne saura seulement très tard que Otsune a dû vendre sa maison et ses terres pour couvrir ce sacrifice, logeant semble-t-il définitivement dans le dortoir de l’usine dans laquelle elle travaille.

     Otsune vit avec cette espérance de voir son fils devenir un grand homme. Ce sont ses propres mots, son ultime espoir. Elle avoue à une collègue qu’elle pourra s’en aller tranquille le jour où elle saura que son fils a réussi.

     Lors d’une sortie cinéma à Tokyo, Ryosuke emmène sa mère voir un film allemand, La vie tendre et pathétique de Willi Forst et si lui parait fier qu’elle l’accompagne, enjoué par la toile, Otsune, de son côté, s’endort. C’est une très belle scène, douce, cocasse qui témoigne d’un fossé qui s’est immiscé entre la mère et son fils, qui sont dans un rapport au monde, à l’art, à la réussite totalement différent.

     Le film pourrait absolument tout concentrer sur cette relation mais il dessine en parallèle d’autres drames, à l’image de celui de Sugiko, la femme de Ryosuke qui l’envie d’avoir une telle mère, à l’image aussi de cette famille voisine où les deux enfants ne semblent pas avoir de père, à l’image bien entendu de ce professeur à Shinshu en 1923 devenu cuisinier dans le porc pané en 1935. Avec toujours, en filigrane, la dureté des lois de la ville. Ici Ryosuke quémande un peu d’argent à des collègues, là Sugiko se débarrasse de son kimono.

     Ozu s’intéresse beaucoup à ces temps suspendus, ces longs intervalles. Ce sont des réflexions, des recueillements, des adieux. Une parcelle de temps dans laquelle se joue tout une vie. Un personnage qui se fige, voyage dans ses propres pensés ou un plan sans personne dans le cadre, sur lequel s’inscrit un flottement dans le récit (le linge séchant sur un fil, une bannière de restaurant, des portes fermées) ou l’éternité des inquiétudes et des doutes (Un plan d’une minute sur le dessin de l’enfant à l’envers, recouvert par les sanglots discrets de la mère et traversé par une étonnante fusion entre la nuit et le jour).

     Les dernières secondes sont très émouvantes. Otsune, revenue à Shinshu, se repose sur un banc, après s’être délaissé d’un lourd seau d’eau sale. Le plan se cale sur son regard, qui se fige sur un contrechamp terrible, un portail fermé. Et le film de se clore sur ce portail. Si son fils garde la liberté de donner ses cours du soir, malgré un revenu médiocre, sa mère, elle, sans terres, sans maisons, est condamnée à l’usine, nuit et jour.


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silencio


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