Archives pour la catégorie Zack Snyder

Man of Steel – Zack Snyder – 2013

Man of Steel - Zack Snyder - 2013 dans Zack SnyderKryptonite aigue.

   2.4   Les Superman de Richard Donner ne sont déjà pas mon fort. Toute la mythologie DC Comics (Mais Marvel même combat, cela va de soi) autour de L’homme d’acier ne m’a jamais attiré. Les films de super héros me passent relativement au-dessus. Ceux de Snyder aussi – A l’exception de L’armée des morts et Sucker Punch ; C’est vrai je les aime beaucoup ces deux-là. Donc hormis une humeur adéquate et un improbable faible de ma part – Après tout, Nolan m’avait conquis avec son deuxième volet des aventures de Batman – il n’y avait rien pour moi dans ce renouveau de franchise. Les premières minutes sur Krypton, avec son ambiance star wars et ses dragons, est au moins aussi embarrassante que le jeu outrancier de Michael Shannon, que j’ai toujours trouvé parfait partout et qui là m’a semblé complètement à la rue. La suite, sur Terre, avec Cal grandit, devenu Clark Kent aspirant Superman a quelque peu racheté l’assourdissant prologue, avec ses petits flash-back ordonnés, la naissance des supers pouvoirs, la rencontre avec Lois, tout ça. J’y étais installé. Pas que je m’y sente bien mais ça n’avait rien du programme désagréable que je m’attendais à voir. Le film a eu raison de moi au bout d’une heure ; Le temps de mettre en place sa machine à effets spéciaux, bien lourds, bien gras et son petit affrontement bien programmé, bien empesé. Je ne pensais pas que l’action serait aussi prévisible et étriquée – Dans les premiers Superman, j’ai le souvenir qu’il y avait des personnages, des gueules, des virages, de l’humour. Là rien. Tout est très sérieux, monochrome, dévitalisé. Une véritable machine à pop corn. Qui détruit tout sur son passage, ne laisse que des miettes d’incompréhension. Un film-Superman débile, quoi. Mais bon, encore une fois, je ne suis pas vraiment la bonne cible.

L’armée des morts (Dawn of the dead) – Zack Snyder – 2004

21. L'armée des morts - Dawn of the dead - Zack Snyder - 2004     6.0   Faire le remake d’un film de Romero, qui plus est son chef d’œuvre, relevait de l’impossible pourtant Snyder s’en dire plutôt bien pour la simple et bonne raison que son film est extrêmement généreux, d’un bout à l’autre. On ne compte plus les giclées de sang, dézinguage de zombies et autres plaisirs du genre. C’est jouissif et simple. On ne tombe pas dans le refrain qu’affectionnait tant Romero à savoir que les vrais monstres ne sont pas toujours à l’extérieur. Lui le faisait très bien, c’était subtil et inventif, tout le temps. Mais Snyder décide de laisser ça de côté, tant mieux. Son film ne raconte pas grand chose mais se contente de faire dans l’efficacité en le faisant de manière soignée. Et puis au delà de ça je trouve le film vachement bien branlé d’un bout à l’autre. Et puis il y a ce personnage qu’on n’entend que par talkie et qui meure avant qu’on est pu le découvrir vraiment « Burt Reynolds ! Burt Reynolds ! Putain, comment il a fait pour le reconnaître, y avait pas une super ressemblance ?  » Il va sans dire que cette scène m’a fait hurler de rire.

Sucker punch – Zack Snyder – 2011

Sucker punch - Zack Snyder - 2011 dans Zack Snyder 40.-sucker-punch-zach-snyder-2011-300x199Fuck yeah !

   6.2   J’aime que le film ne me paraisse pas hyper maîtrisé et dans le même temps, afin de nuancer un engouement naïf, c’est aussi sa limite tant le déroulement du récit est bancal. En somme, si le film n’a pas si bien marché que Snyder l’aurait souhaité, c’est évidemment parce que le public que le film vise ne peut véritablement se retrouver dedans, c’est trop foutraque, sans rythme, sans grand climax, mais malheureusement, que l’on ne taxe pas uniquement la fainéantise du spectateur, c’est aussi dû à un problème d’équilibre, pour celui qui aime se pencher sur le scénario, apprivoiser les différents niveaux de lecture. Personnellement, à la fin, je ne comprends pas grand chose, je remarque qu’il y a des choses à creuser, que Snyder a voulu faire un twist sans vraiment en faire un, que le film regorge de passerelles et chausse-trappes, mais ce n’est pas grave car le film m’a attrapé différemment, un peu comme Inception m’avait attrapé, à savoir que j’aime être pris au dépourvu et séduit simplement par son énergie afin de, pourquoi pas, plus tard, m’y replonger pour en apprécier la complexité (à la différence d’un Shutter Island par exemple, sans doute parce qu’il s’axe avant tout sur la dramaturgie, le fond du film de Scorsese est bien trop lourd (puisqu’il est ancré historiquement) pour n’être guidé seulement par sa dynamique). Après, je pense que Nolan construit mieux que Snyder, au sens ou Nolan est un grand faiseur. Cela peut être péjoratif puisque je ne dis pas qu’il a plus de choses à dire (je ne pense pas d’ailleurs) mais qu’il les dit mieux, qu’il synthétise mieux. Il y avait une homogénéité dans Inception qu’il n’y a pas là. Il y a un truc carré (certes excellent) et un truc en bordel. Les gens préfèrent généralement ce qui est carré, c’est comme ça. On verra ce que les deux donneront ensuite, mais le Snyder qui adapte me gonfle au plus haut point. Je préfère celui de Sucker punch, celui qui hasarde un peu dans la mise en scène de sa propre écriture car ça donne un truc malade aux interprétations les plus diverses. En tout cas, le fait est qu’il ne cède pas aux facilité, c’est déjà ça : le parti pris de ne jamais montrer les danses afin que spectateurs du théâtre et spectateur de cinéma de soient pas pris au même niveau (ce que ratait clairement Dupieux dans Rubber) je trouve cela très intéressant. Reste le sérieux de l’entreprise qui l’emporte au début et à la fin, ça me gêne un peu. Je ne pense pas que le film ait besoin de ça même si j’ai bien compris qu’il voulait que ce soit la voix de Sweet Pea et non celle de Babydoll, afin de poser la problématique selon laquelle il n’y aurait qu’une fille et non cinq. On peut lire maintes théories sur le net, certaines vont très loin. Enfin cela prouve que le film, au-delà de son matériau de base et de ses effets spéciaux, tente de dire des choses, même maladroitement. Je laisse les digressions pour les esprits affûtés car ce qui m’intéresse là-dedans, plus que tout, ce qui m’a le plus surpris, c’est la noirceur dans laquelle le film s’engouffre, cette idée de réalité prison dont on ne sort qu’en fuyant et en s’imaginant un autre monde. Réalité sordide qui n’a d’échappatoire que le rêve. La simple danse m’évoque le viol, aussi bien dans le choix de ne pas la montrer que dans les réactions des hommes (Blue, le maire) qui jouissent quand elle se termine. Terrifiant ! Alors je reste partagé puisque je trouve tout plus ou moins raté dans ce film, ou plutôt je dirais bâclé, aussi bien le scénario, l’image que l’esthétique des corps, sa principale préoccupation. Et pourtant je suis séduit par quelque chose c’est un fait. Un ensemble. Je crois que c’est sa prétention ratée qui me plait, en effet je pense que c’est un film qui tente de rentrer dans le moule de ces « films cerveau édifiants » cités précédemment mais qui échoue dans la maîtrise, du coup le film me touche autrement. 300 reposait sur un déluge de violence, pourquoi pas un tel parti pris oui, personnellement ça m’avait gonflé. Watchmen n’avait aucun intérêt de cinéma, autant relire la Bd. Sucker punch est à mes yeux un film minuscule (je ne parle pas de budget) qui essaie de créer son propre univers. Encore une fois les partis pris sont parfois repoussants (immonde première séquence clipée) mais l’énergie déployée me fait jubiler sans compter que le film me surprend régulièrement dans ses enchaînements alors qu’il a tout pour être répétitif (quatre danses, quatre objets…). Bon, et c’est un film qui repose sur une idée (la danse/baston comme évasion) qu’il exploite certes maladroitement, mais sans jamais s’encombrer d’une symbolique lourdingue et je préfère nettement cette épure là à un truc sur-évocateur, comme cette grosse daube de Sin city.


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silencio


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