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Les inconnus dans la ville (Violent saturday) – Richard Fleischer – 1955

Les inconnus dans la ville - Violent saturday - Richard Fleischer - 1955Vendredi soir, samedi matin.

    6.5   Un film noir en couleur (Et quelles couleurs !) et en Cinemascope. C’est un beau pari, que Fleischer relève largement, tant l’image est sublimissime, en partie car cette cité minière dans laquelle le récit s’installe, est un lieu parfaitement cinégénique.

     C’est une sorte de film choral qui suit vingt-quatre heures durant, une multitude de personnages dont on comprend bientôt qu’ils seront tous concernés, de près ou de loin, dans la banque en question ou non, par le braquage qui aura lieu ce samedi à midi pile (à l’heure de sa fermeture) par trois brigands dont on va suivre l’arrivée en ville.

     Parmi ces segments, inégaux dans la mesure où certains personnages nous intéressent moins que d’autres, il y a de belles trouées. Un couple qui se déchire sur la rampe de leur escalier ; l’instant pervers d’un banquier voyeur ; Et une magnifique scène de voyous en pyjama, où l’un se confie à l’autre à propos d’une femme qu’il a laissé filé et qui est à l’origine de ce toc qui le caractérise : Il respire régulièrement dans un inhalateur.

     J’ai vu, dans sa construction du moins, du Trainé sur le bitume, soixante-cinq ans plus tôt. Dommage que Fleischer ne se fasse pas aussi confiance qu’un Zahler. Il me semble qu’il manque à chaque scène quelque chose, du temps, du trouble, de la surprise. La meilleure idée restera ce braquage, quasi survendu pendant une heure, tant le film navigue dans ses petits riens, et pourtant il ne sera pas grand-chose. Impressionnant mais bref, afin de laisser place à un climax dans une grange. Zahler fera la même chose avec le parking de son entrepôt.

     Je suis davantage gêné par les grosses ficelles d’écriture, notamment tout le discours moral sur la place du héros et de la violence. Les intentions sont un peu trop claironnantes et gâchent le somptueux final de la scène de la grange : Le père Amish qui s’en remet à dieu mais qui choisit in-extremis de tuer ; le papa qui se retrouve héros malgré lui, tandis qu’un peu plus tôt les amis de son fils se moquaient de lui car il n’avait pas, comme leurs pères à tous, fait la guerre de Corée. J’aime le film mais j’ai connu Fleischer plus subtil et inspiré.

Le dernier saut – Edouard Luntz – 1970

24. Le dernier saut - Edouard Luntz - 1970Un crime.

   5.0   C’est une curiosité, un peu relax dans sa forme, mais passionnant dans son fond. En gros, c’est l’histoire d’une relation amicale entre un flic solitaire et un adjudant de parachutisme ayant tué sa femme adultère. Deux personnages antipathiques (c’est aussi la limite du film, compensée par la présence de ces deux acteurs d’exception) puisqu’il y a ce militaire qui tue sa femme froidement et qui semble n’éprouver aucun regret ; et ce commissaire dont on comprend qu’il fut jadis enrôlé dans les rangs collabos du régime de Vichy. Si le film n’est heureusement pas tendre à leur égard, ce qu’il déploie de leur étrange amitié vaut bien plus que si Luntz (qui ne fera jamais plus rien d’autre) avait tenté d’en faire des personnages attachants. Rien que pour ce parti pris, le film est à voir. Mais ça reste un objet très bizarre, qui ira jusqu’au bout de sa bizarrerie narrative, ici quand il s’aventure dans l’immense propriété mystérieuse d’une femme qui accueille les animaux sauvages, là quand Ronet tente de savoir si Bouquet sera toujours son ami quand il le saura coupable. Bref, c’est un chouette document sur la France réactionnaire d’avant la fin du Gaullisme (Flic et militaire, traités comme des entités racistes et sexistes) doublé d’un croisement bâtard entre Jessua & Chabrol. On y retrouve d’ailleurs Maurice Ronet et Michel Bouquet, qui jouaient ensemble un an plus tôt dans La femme infidèle.

L’Express bleu (Goluboy ekspress) – Ilya Trauberg – 1929

28. L'Express bleu - Goluboy ekspress - Ilya Trauberg - 1929Runaway train.

   6.0   Si l’on ressent largement l’héritage d’Eisenstein et son Cuirassé Potemkine, dans ce classique du cinéma soviétique, on remarque que L’express bleu (aussi connu chez nous sous le titre « Le train mongol ») est aussi la matrice du Snowpiercer, de Bong Joon-ho. Et ce n’est pas qu’une affaire de fond : Une lutte des classes à l’horizontal, avec le soulèvement du peuple, ouvriers et paysans, entassés dans le dernier wagon, qui remontent le train lancé à toute vitesse, afin de s’attaquer aux soldats à la solde d’un diplomate anglais et d’un général chinois, qui envisagent de les évincer. Ça se joue aussi dans la forme, tant certains plans ou volontés de faire du blockbuster résonnent, notamment cette manière si franche de cadrer les visages. C’est un poil trop confus, frénétique et appuyé à mon goût, mais il y a une certaine virtuosité dans la rapidité de cet agencement d’images, surtout que le film use d’inserts variés sur les rails, les roues et autres mécanismes du train. 

Jabberwocky – Terry Gilliam – 1977

27. Jabberwocky - Terry Gilliam - 1977Sacré râle.

   4.0   Il s’agit de suivre le plus beau des losers, un Hulot meet Charlot, promis à Griselda, une femme des marais, qui s’en va récupérer les déchets des bourgeois aux portes du château, avant d’être confondu avec un prince et d’affronter (et tuer un peu malgré lui) le monstre qui terrorisait tout le comté, bête sanguinaire qui dépèce ses proies et laisse derrière elle que des squelettes brulants. Comment est-ce possible d’avoir de si beaux décors et de si mal les utiliser ? J’ai eu l’impression de voir un Rembrandt charcuté par un enfant de deux ans avec ses crayons de couleur mal taillés. Plastiquement, cette relecture de l’imaginaire médiéval est parfois très chouette. Il faut simplement gratter ce qui touche à la farce, désagréable par son hystérie et son excentricité forcées. Exemple : Les plans volants, subjectifs du monstre : C’est quasi du Red is dead. Gilliam, ce qu’il aime montrer d’un château, ce sont les gardes qui pissent du haut des tours. Et Jabberwocky c’est un peu ça en permanence : Un défilé de saynètes lourdingues, pas toujours inspirées. A l’image de celles des joutes et ce comique de situation qui voit le roi et sa fille être de plus en plus couvert de sang à mesure qu’ils se font aspergés par les combats. Bref, c’est pas du tout ma came. C’est le premier film de Gilliam en solo et s’il s’inspire du poème éponyme de Lewis Carroll, on sent surtout qu’il peine à se démarquer de l’esprit des Monty Python.

Vie (Kiank) – Artavazd Pelechian – 1993

22. Vie - Kiank - Artavazd Pelechian - 1993Libera me.

   7.0   Je pensais donc finir ce confinement avec Fin. Mais ce soir-là j’ai appris que j’étais tonton, que mon petit frère était papa. Alors je me suis dit que Vie ça aurait quand même vachement de gueule plutôt que Fin. Je le connaissais déjà puisque je l’avais découvert au moment de la sortie de Gloria Mundi, de Guédiguian qui lui rend hommage en le citant crânement en ouverture. Évidemment c’est magnifique. Six minutes de beauté pure où Pelechian filme le visage de sa femme en train d’accoucher puis son bébé puis l’enfant qui a grandi face caméra aux côtés de sa maman, ultime plan qui rappelle Persona. C’est somptueux. Et puis le Requiem, de Verdi, quoi.

Fin (Verj) – Artavazd Pelechian – 1992

21. Fin - Verj - Artavazd Pelechian - 1992Vers la lumière.

   7.5   J’avais ouvert cette période de confinement, en découvrant Au début de Pelechian. Quoi de plus logique, ai-je pensé que de la terminer par Fin, 55 jours et 89 films plus tard ? Ici l’auteur arménien filme des visages, des fragments corporels, des profils, des regards, dans un train entre Moscou-Erevan. Ils observent le paysage défiler sous leurs yeux. Puis la plupart s’endorment, dont cet enfant qui rappelle celui qui ouvrait Nous. Et Fin c’est un autre Nous, une multiplicité ethnique condensée dans un lieu, qui file vers l’obscurité. En bande son, le roulis continu provoqué par le train en mouvement. Alors la caméra sort du train, s’occupe du paysage que les voyageurs observaient. Puis il y a un tunnel et il ne reste que des bribes, de visages dans le noir, puis un point de lumière qui s’impose doucement, avant que la blancheur de la sortie ne vienne sceller le film et offrir une nouvelle naissance. Le spectateur est libre de tout, Pelechian ne force rien. C’est superbe.

A movie – Bruce Conner – 1958

11. A movie - Bruce Conner - 1958En quatrième vitesse.

   6.0   Si l’on s’amusait à effectuer un comparatif à l’emporte-pièce en associant l’agencement de matières sonores existantes et celui d’images déjà utilisées, en musique on pourrait ranger ça dans la catégorie « Field recording ». Au cinéma, on appelle plutôt ça le found-footage : On glane et on assemble les éléments glanés. Pas certain d’avoir compris grand-chose, ni le pourquoi du choix de ces images ni celui de leur enchainement, en revanche certaines sont parmi les plus folles, agencées de cette façon-là, que j’ai pu voir, qu’il s’agisse d’un champignon nucléaire, d’un rafiot affrontant des vagues géantes, d’un pont tremblant sur le point de s’affaisser. Le film va à cent à l’heure. C’est une symphonie du désastre et de la folie : Un plan, deux secondes sur une voiture qui se jette d’une falaise, supplanté par un autre plan, deux secondes, sur un couple de funambules traversant entre deux tours. Impossible que Godfrey Reggio n’est pas vu ça pour son Koyaanisqatsi. Je me suis aussi demandé si Godspeed You ! Black Emperor n’avait pas utilisé les mêmes images mixées par Conner pour leur concert auquel j’avais assisté en 2015.

Les Havres – Luc Moullet – 1983

09. Les Havres - Luc Moullet - 1983A bon port.

   6.0   Douze minutes sur la ville du Havre, dans un registre de présentation similaire à celui que Moullet perfectionnera avec Foix, dix années plus tard. Il s’agit à la fois d’en faire une esquisse très douce, de l’embellir par la caméra – Le portrait qu’en fait Moullet est en tout cas bien plus « chaleureux » que le souvenir que m’a laissé la ville lorsque je l’ai visité il y a quelques années – aussi joueuse que discrète, en variant les régimes de plans (travelling, plans fixes, stock-shot…), mais aussi de la présenter comme une terre étrange, ni très accueillante ni très stimulante, mais tout à fait unique et donc passionnante, dans sa fonctionnalité. Notamment jusque dans la faible hauteur de ses bâtiments qui ne masquent rien des bourrasques de vents qui « découragent les promeneurs » pour reprendre les mots de Moullet. Aussi il présente Le Havre non pas comme une ville dévouée à son port, mais reposée sur un agencement d’une multitude de communes et quartiers alentours, annexés, souvent installées sur des plateaux surélevés qui, aussi bizarre que ça puisse paraître, n’ont pas vue sur la mer. On est déjà loin du film touristique mais bien dans l’immortalisation de la respiration d’une ville à une époque donnée, ici au tout début des années 80. Evidemment c’est souvent très drôle. Moullet se moque notamment de la grande rue, aussi grande, dit-il, que la grande rue des petites villes. Un moment donné, alors qu’il vient une fois encore de jouer de son ironie coutumière, il cadre un gros « La ferme » dans le champ, avant d’effectuer un doux zoom arrière dévoilant qu’il s’agissait du nom d’un arrêt de bus. On peut se dire qu’il se fait la main pour Foix.

Couleur du temps, Berlin, août 1945 – Jean Rouch – 1988

08. Couleur du temps, Berlin, août 1945 - Jean Rouch - 1988Guerre et paix.

   5.0   Un Rouch à la manière d’un Marker, avec ses souvenirs du Berlin de l’immédiat après-guerre, sur des images de 1988 soit celui juste avant la chute du mur. On traverse quelques lieux emblématiques de la ville. Le ciel est bleu, le vent domine. Au centre, Rouch s’attarde principalement sur les façades d’une grande rue, la nuit puis sur la rencontre avec deux jeunes femmes russes. Ça aurait mérité d’être un peu plus travaillé afin de marquer durablement la rétine, en l’état la promesse n’est jamais vraiment transcendée, dommage.

Vice-versa (Inside out) – Pete Docter – 2015

08. Vice-versa - Inside out - Pete Docter - 2015Sens dessus dessous.

  10.0   Juillet 2015.

    Franchement, je ne sais même pas quoi en dire. C’est à mes yeux la plus belle réussite Pixar, avec Toy Story 3 & Monsters Inc. Une merveille de chaque instant, dopée à l’humour et l’adrénaline. Quatre-vingt dix minutes de plaisir fou, maniant le vertige et l’émotion avec une grâce inouïe.

     Très peu touché par la mécanique d’entrée, j’ai finalement été happé par les différents niveaux du film, qui rebondit sans cesse. J’ai fini par chialer, forcément (pas autant que le final de TS3 mais quand même) pour Bing Bong, un peu puis lorsque vient le temps de la résignation magnifique où l’on comprend qu’il ne peut y avoir de joie sans tristesse.

     J’en attendais peut-être trop et dans le même temps j’ai l’impression que le film m’a offert ce trop, qu’il m’a donné exactement ce que je voulais voir. On verra maintenant comment il vieillira. En l’état j’ai trouvé ça super fort mais immédiat. Je n’y pense plus beaucoup. Pourtant, je ne vois pas comment ça aurait pu être mieux.

Mai 2016.

    La grande originalité de ce cru Pixar est de se dérouler quasi intégralement dans le cerveau d’une petite fille. Entre sa naissance et son adolescence. On fait connaissance avec cinq personnages qui représentent chacun un trait de son caractère. Il y a Joie, svelte et pimpante, bientôt rejoint par Tristesse, boulotte dépressive. Elles sont toutes deux chargées d’envoyer les capteurs qui leur correspondent à Riley, encore bambine. Si la petite fille rit, cela vient de Joie. Si au contraire elle pleure, bonjour Tristesse.

     Très vite, elles sont accompagnées de trois autres trublions : Peur, angoissé maladif, se charge de prévenir Riley d’un éventuel danger, comme ici un fil électrique en plein milieu du couloir qu’il va lui faire enjamber ; Dégoût, nymphette rabat-joie, va lui apprendre à rejeter les trucs pas super excitants de la vie, comme une assiette de brocolis ; Et Colère, boule de nerfs toujours prête à exploser, va lui apprendre à montrer qu’elle a aussi, quand elle veut, un sacré caractère, surtout si on la prive de dessert.

     Chacun sa couleur, chacun son look, chacun sa silhouette. Ce sont les émotions de Riley. Elles se chamaillent, se supplantent, se complètent. Forment un petit groupe bien organisé, si tant est que tout se passe bien, dans le meilleur des mondes. « Encore une belle journée de finie » s’écrie chaque soir Joie, lorsque Riley se couche enfin. La plupart des petites boules de souvenirs, portant la couleur du personnage (donc l’émotion dominante de Riley à l’instant T) qui s’en est chargé, sont alors rangées dans la mémoire à long terme, tandis que seulement quelques unes constituent ceux de sa mémoire centrale, qui alimentent la personnalité de la jeune fille, au quotidien.

     Le cortex cérébral de Riley abrite plusieurs espaces : Le centre des émotions, les îles de personnalité, la zone des rêves et cauchemars, la mémoire enfouie et les limbes de l’oubli. Un train de la pensée se dirige de gare en gare, pour agrémenter chaque strate de cet univers aussi infini que fonctionnel ; Il ralenti quand la jeune fille est peu stimulée, s’arrête quand elle s’endort. Au sein de chaque espace, des petits bonshommes tiennent un rôle bien défini. Certains s’amusent à envoyer de vieux souvenirs dans le centre de commandes comme une petite rengaine dont on ne peut se défaire, un souvenir lointain, d’autres font des châteaux de cartes comme s’ils tentaient de faire fonctionner les méninges, d’autres encore s’occupent de faire rêver leur hôte, en faisant fonctionner un immense studio de cinéma cérébral.

     L’enfance de Riley, vécue en accéléré dans une longue introduction, comme pouvait l’être la vie du vieil homme dans les cinq premières minutes de Là-haut, se déroule sans encombre. Ses îles de personnalité sont en perpétuel mouvement : La famille, les amis, le hockey sur glace, les bêtises et l’honnêteté. Jusqu’au jour où tout s’ébranle. Où Riley doit déménager. Où Joie et Tristesse se retrouvent toutes deux perdus très loin laissant Peur, Dégoût et Colère aux commandes de ce gigantesque et fragile navire. La dépression provoque le conflit de génération qui mène à la fugue de la jeune fille. Qui s’en relèvera quand à l’intérieur tous auront repris leur place, avec cet infime et pourtant énorme changement qui consiste à ne plus vraiment dissocier les émotions. Les boules de souvenirs sont dorénavant bicolores. Tristesse et Joie sont liées. Riley a grandi.

     Je voulais absolument revoir et montré Vice Versa à mon fiston, voir comment il allait l’appréhender. Le dispositif est bien trop complexe pour lui mais je savais qu’il aimerait le rythme, les personnages, les couleurs. Et il a tout regardé d’une traite. A la fin je lui ai demandé s’il avait aimé. Il m’a répondu : « Oui j’ai aimé, mais papa il a pas aimé, il a pleuré ». C’est d’autant plus beau d’entendre ça pour ce Pixar-là étant donné que ça ne raconte que ça. Evidemment, j’ai adoré. Bien plus qu’il y a un an – Le film m’avait semblé un peu hystérique et limité plastiquement (à tort tant il regorge d’inventivité). Je trouve que c’est d’une intelligence et d’une complexité hors norme, d’autant que c’est une succession de chouettes moments, magie sur magie, un émerveillement ininterrompu : L’effondrement de l’île des bêtises, la colère à table avec les parents, le sacrifice de Bing Bong, Tristesse qui prend les commandes. Beau à pleurer.

18 Mai 2020.

     Aujourd’hui, ma fille a eu trois ans. C’était donc « un lundi pas comme les autres ». Après le gâteau, nous lui avons laissé choisir de voir le dessin animé de son choix. Nous savions qu’elle choisirait Vice-Versa. Son « dessin animé préféré » dit-elle. Le seul qu’elle regarde attentivement jusqu’au bout, à vrai dire. Le seul qui la met dans un tel état de « joie » quand Joie, justement, apparaît ou quand Riley dévore son bol de céréales. Le seul qui la met dans un tel état de « tristesse » quand l’île des bêtises s’effondre ou quand Bing Bong s’évapore dans les souvenirs oubliés. J’aime que ce soit ce dessin animé là qu’elle ait choisi. Je ne sais pas combien de temps cela durera, mais j’aime croire qu’il aura toujours une place à part dans son cœur.

     Bref, j’ai eu tendance à revoir des morceaux de ce film depuis quelques mois. Et par bribes, je voyais se dessiner la perfection que j’allais bientôt entièrement y déceler. J’ai donc revu, pour la (véritable) troisième fois, Vice Versa. Le peu de réserves qui me restaient (après un second visionnage qui les avait de toute façon quasi toutes balayées) se sont envolées. Et aujourd’hui je crois pouvoir dire que c’est Le chef d’œuvre absolu de Pixar et l’un de mes films préférés. L’étreinte entre Riley et ses parents à la toute fin du film est une scène qui me bouleverse comme (quasi) aucune autre scène de film.

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