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Voilà – Bruno Podalydès – 1994

Voilà - Bruno Podalydès - 1994 dans Bruno Podalydès voila

L’enfant.    

   7.0   Un homme part avec son fils, encore bébé, pour un voyage d’une journée. On est sur l’île d’Oléron. Il conduit, écoute la radio, change souvent de station, se fait doubler par un chauffeur inconscient. Ensuite il emmène son fils dans une prairie, où ils y rencontreront une vache avec laquelle ils resteront un moment. Suivront une cueillette de mûres, une ballade dans les bois, un moment sur la plage, Un « baptême maison » dans l’eau froide. Et puis ils repartiront.

     Bruno Podalydès réussit deux choses importantes avec ce court métrage. D’une part il rend cette situation banale intéressante. Un homme fait découvrir les joies de la nature à son fils. Point. C’est avant tout très drôle, et sa caméra virevolte aussi pas mal pour nous faire apprécier les recoins de l’île. C’est comme si le cinéaste faisait déjà ce qu’il fera ensuite (Liberté Oléron), mais ici avec peu de moyen (seulement une caméra, un lieu naturel, son frère et un bébé) et un penchant dardennien dans cette façon d’appréhender le réel intime. Intime mais pas seulement. Car si la caméra est parfois proche pour en saisir toute l’essence de ce road-movie, elle sait aussi se faire lointaine, avec de belles profondeurs de champ, plaçant l’homme dans une nature immense, milieu se révélant aussi hostile que vital. Et d’autre part il rend fascinant le hors-champ du film. Pourquoi cette longue balade d’un jour ? Pourquoi Denis semble se cacher lorsqu’une voiture se pointe ? Est-ce une fuite ? Un besoin de solitude naturelle, de retrouvaille avec sa progéniture ? On n’en saura rien. Ou alors on l’imagine. Voilà est une fuite d’un jour, un grand moment de calme, d’une fraîcheur inouïe.

La vierge mise à nu par ses prétendants (Oh! Soo-Jung) – Hong Sang-Soo – 2003

viergemiseanuHasards symétriques.

   8.0   Je termine en beauté ma petite rétro consacrée au cinéaste sud-coréen (après le très moyen Le jour où le cochon est tombé dans le puits et l’excellent Le pouvoir de la province de Kangwon). Scindé en deux parties disctintes puisque temporellement identiques, le film gagne une profondeur inouïe dans cette seconde partie, qui permet plus facilement de comprendre le personnage féminin et son refus, sa peur quant à son premier acte sexuel. Film sur les hasards, sur les intentions, sur l’amour, sur « le premier amour » et véritabe sensation de voltiger tant cette ambiance neigeuse, faite de silences, de regards intenses. Une fois encore je pense à Rohmer, en tout cas je ressens le même genre d’émotions, je vis le film. Bref, somptueux!

Rien de personnel – Mathias Gokalp – 2009

Rien de personnel - Mathias Gokalp - 2009 dans Mathias Gokalp 19056596   7.0   Rien de personnel est un incroyable film de masques. Ceux que l’on enfile pour passer un entretien, ceux que l’on enfile pour faire bonne figure, ceux que l’on enfile pour se donner l’air plus sévère, ceux que l’on enfile pour mentir à son époux/épouse, ceux que l’on enfile pour que d’une manière générale nous ne soyons plus le vrai, mais le miroir changeant de ce vrai, pas celui du quotidien donc mais celui d’une situation.

     Mathias Gokalp, cinéaste évidemment à suivre, a su jongler, se servir de ces masques, les modeler en cours de route et s’en donner à cœur joie dans la distorsion des réalités, pour nous troubler mais aussi pour éclaircir ses opinions sociales et politiques. Scindé en trois parties (le nouveau, la vie conjugale, tous ensemble) loin d’être distinctes les unes des autres Rien de personnel a quelque chose d’unique, cet espèce d’apparence répétitive (on revoit certaines séquences les parties suivantes, mais dans le même temps on en découvre d’autres versants, au même instant, via un autre personnage) liée à cette étiquette film de gauche qui évite, grand bien lui fasse, l’écueil fâcheux du film bobo téléramesque.

     Et quel bonheur de se perdre sans ces situations, avec des personnages tous aussi fascinants les uns que les autres, grâce à ce montage alterné génial, qui déploient tout l’envergure de ce projet sinistre, cette grande soirée réception où pendant que certains mouillent leur pantalon d’autres jouissent d’écraser les autres. Mais bien sur qui dit film de masques, dit que les rôles distribués ne sont pas forcément ceux que l’on imagine. C’est surprenant constamment, et savamment distillé par ce superbe montage. Et chaque dialogue, aussi bref et d’apparence futile soit-il (celui dans les toilettes avec l’homme de ménage par exemple) a son importance…

Inglourious basterds – Quentin Tarantino – 2009

Film Title: Inglourious Basterds     7.0   J’aime beaucoup Tarantino, pas trop le personnage, mais son cinéma. Déçu par Kill Bill (un peu) je n’attendais ni Deathproof ni cet Inglourious Basterds. Et j’ai adoré ces deux films. Pour moi ce dernier c’est la synthèse du cinéma de Tarantino. Beaucoup parle de ressemblance avec Jackie Brown ou Kill Bill. Pour moi elle est évidente elle se situe davantage du côté de Pulp Fiction. Moins d’auto-référence, plus de références, ou clins d’oeil cinéphiliques. Même découpage en chapitres, et surtout en séquences. J’ai envie de dire une grosse ineptie et je vais la dire tiens: En un sens c’est comme chez Béla Tarr. Chez le cinéaste hongrois on ressort en se remémorant chaque plan, que l’on pourrait citer bout à bout tant il y en a peu. Chez Tarantino ce sont les séquences. Il les étire jusqu’à saturation, cherche même à nous rendre mal à l’aise (la toute première séquence, ou encore celle du bar en sous-sol). J’aime un petit peu moins la fin, sans doute trop brouillone et bourrine, mais tellement jouissive aussi. Tarantino a refait un film jouissif, un film avec des dialogues géniaux, à se rouler par-terre parfois. Et cette dernière phrase, aussi prétencieuse soit-elle, je l’ai trouvé fabuleuse !

Violent days – Lucile Chaufour – 2009

violent-days   2.0   Premier long métrage pour la jeune réalisatrice française. Les 13 minutes de son court-métrage L’amertume du chocolat suffisaient en fin de compte, et racontaient quasiment la même chose, celui-ci est dix fois trop long. Une bande d’amis font route vers Le Havre pour y voir un concert de rock n’roll, seul substitut à leurs vies routinière, sans grand avenir. Entre film social où la réalisatrice interview des ouvriers, film musical où on y voit, surtout dans la seconde partie, son admiration pour la musique rock des années 50, film arty ayant pour grain un noir et blanc sixtees, Lucile Chaufour ne sait plus trop où donner. Patchwork répétitif, n’ayant aucune empathie pour ses personnages (les mecs ne sont que de gros beaufs machos débiles, les femmes que des potiches écervelées) le film n’est pas loin d’être un calvaire. En fait les meilleurs moments ce sont ces images brèves du bitume, des roues sur le bitume, ces cheveux au vent, où l’on voit que la cinéaste jongle mieux avec la vitesse de l’image qu’avec la mise en place d’un scénario et la direction d’acteurs.

Le village (The village) – M. Night Shyamalan – 2004

le-village-m-night-shyamalan-joaquin-phoenix-critique-film-horreur-épouvante   6.5   En ce moment je redécouvre ce cinéaste. J’aime beaucoup en fin de compte. Dans le peu de souvenir qu’il m’en restait, Le Village était celui que j’aimais le moins. En fait c’est superbe! Déjà esthétiquement c’est probablement son plus beau film, les cadres, la profondeur, et la durée du plan, sans compter les parties nocturnes, sublimes. C’est à la fin du film que j’ai compris pourquoi beaucoup le taxait de réac. Shy, dans chacun de ses films, est constamment sur le fil. Il parle de la société, des miracles, d’évènements qui font avancer, et ses personnages en souffrent. Je me souvenais très mal de la fin du film, mais lorsque Ivy rencontre le policier, il y a quelque chose de très beau qui se passe. La renaissance d’un corps mort, enfin ça m’a donné cette impression. La naissance d’une âme condamnée par ses pères à suivre leur schéma de vie répugnant (l’enfermement, le repli sur le mensonge, unique pilier de ce mode de vie…) quand elle dit au jeune homme qu’il a une voix douce, qu’elle ne s’attendait pas à ça. Pour moi cette séquence est la démonstration que Shy n’est pas l’étiquette que beaucoup lui ont administré. La dernière partie m’a donc beaucoup ému. Et encore une fois je vois la réussite dans chaque plan, et ça c’est formidable.

Les regrets – Cédric Kahn – 2009

Les regrets - Cédric Kahn - 2009 dans Cédric Kahn 3591543072La femme d’à côté.   

     5.5   Ce que j’en garderai à long terme ? Probablement pas grand chose. Les regrets (mauvais titre) du réalisateur de Roberto Succo ne fait pas dans l’originalité faisant d’une part grandement référence à un chef d’oeuvre de Truffaut, et d’autre part ne proposant pas des idées de génie en terme de mise en scène, excepté son rythme fulgurant. Oui car si Truffaut a fait une histoire de passion déchirante filmée comme un polar au ralenti, Kahn propose une histoire de passion déchirante mais filmée comme un polar d’action. Procédé qui peut agacer, ces sentiments décalés en permanence nous offrent une espèce de course d’1h45 entre deux êtres, l’un vers l’autre, l’un fuyant l’autre. Personnellement, à ce petit jeu, je suis assez conquis, et la fin n’est pas loin d’être très belle. Et je trouve que Tedeshi et Attal s’en sortent au moins aussi bien qu’Ardant et Depardieu. Mais ça manque un peu de chair et de texture, quoi.

Regarde les hommes tomber – Jacques Audiard – 1994

 Regarde les hommes tomber    3.5   Je n’aime pas. Je trouve Kassovitz très mauvais en bouffon naïf et chien-chien de son maître. Et les Vieux (Yanne et Trintignant) cabotinent à mort. Mise en scène survoltée un peu comme dans son film suivant, la relation (la seule chose qui pourrait être intéressant) père/fils (spirituel) Marx/Johnny n’émerge jamais. On le sait maintenant que Audiard a une obsession pour le « papa » vieillissant et instigateur, pour les adultes encore ado qui sont à une étape importante dans leur apprentissage de la vie. Même s’il se révèle (un peu) attachant sur la fin c’est quand même loin d’être bon, et d’arriver à la cheville de son dernier très beau film. Et ça en fin de compte, c’est une bonne nouvelle. Car il vaut mieux que ça se passe dans ce sens là. 

Un Prophète – Jacques Audiard – 2009

 Un Prophète - Jacques Audiard - 2009 dans Cesar du meilleur film un_prophete_5-300x199The world is yours.

   7.5   Avant Un prophète, Audiard avait commencé par Regarde les hommes tombés son seul film qu’à ce jour je ne connais pas. Suivi de Un héros très discret, film lorgnant du côté de Jeunet niveau mise en scène, fatiguant, exténuant. Sur mes lèvres, film d’amour très stylisé entre un taulard sur le retour et une collègue de bureau atteinte de surdité, qui montrait le cinéaste en bon technicien quand il s’agissait de faire monter la tension, mais c’est tout. Vint ensuite son film aux huit césars De battre mon cœur s’est arrêté, où il y filmait Romain Duris dépassant le stade de l’adolescence, coincé entre sa filiation voyou, son métier d’agent immobilier véreux et son amour maternel, sensation indescriptible puisque celle-ci n’est plus, penchant pour le piano. De battre… avait de bien belles qualités mais se noyait dans son propre dispositif, en mettant l’accent sur l’introspection il en oubliait le reste et obligeait Duris & co au surjeu.

     Un Prophète, et c’est une évidence, est le meilleur film de Jacques Audiard. Aucunement handicapé par sa durée, il déploie une histoire pleine de tension en s’attachant à ce personnage, Malik joué par le formidable Tahar Rahim, arrivé Rien en taule, qui sortira Grand, six ans plus tard. Son parcours (car c’en est un ça ne fait aucun doute) ne correspond pas à ceux qu’on a coutume d’observer dans les prisons au cinéma. On pense au cinéma de John Darabont qui ne montre que des gens sympas exceptés des méchants matons et de méchantes bandes dont le seul plaisir est de violer les farouches petits jeunes qui débarquent. Dans un autre style on peut le comparer à Scarface et donc à Tony Montana, dans son ascension, mais seulement dans son environnement initial et final. Car pour le reste, Malik n’est pas Tony, il ne pense pas comme lui, il ne réagit pas comme lui, il n’est pas le voyou de la société qu’il faut abattre, toujours sur un fil, il est produit de la société, mais le versant taulard de ce produit. Il grandit comme il faut grandir dans une société républicaine, il encaisse les coups et saisit les opportunités. Paradoxe aussi passionnant qu’intelligent quand on nous rabâche sans cesse que la prison est censée guérir l’individu. Ici elle ne guérit pas plus l’individu qu’elle le construit. C’est la prison qui forme Malik, pas l’inverse, il n’y a qu’à voir le Malik initial dont le seul cortège est une pluie de hurlements, de coups, de craintes, et le Malik final escorté par une file de mercedes.

     Et quel brio dans la mise en scène, Audiard a su se délester beaucoup plus de tous ces tics qui envahissaient ces précédents longs métrages. Excepté certaines séquences, ridicules mais brèves (je pense tout particulièrement à cet instant où Malik se fait engueuler par César Luciani, un Niels Arestrup qui abuse, où l’on voit tout à travers un seul œil, bref un peu inutile), le tout est bien huilé, et très peu tape à l’œil, encore moins que le diptyque de Richet. Il y a de la violence on s’y attendait mais elle est plus tendue, très brutale mais étirée, comme c’était déjà un peu amorcé dans De battre mon cœur s’est arrêté, avec la scène de baston dans les escaliers. Ici, une séquence tout particulièrement, celle de la lame de rasoir, quasi insoutenable parce que montrée de façon réelle, proche du documentaire, une scène qui arrive tôt dans le film, au point qu’elle surprend, nous met une claque d’entrée. Une autre, celle de la voiture, moins réussie, mais tout aussi intéressante pour comprendre le cheminement de ce personnage. Violence beaucoup plus déréalisée que la scène choc du début, très stylisée, avec du ralenti à n’en plus finir, avalanche de coups de feu muets, où l’on discerne le visage de Malik, semblant flotter dans un univers qui est le sien, sorte de situation qui le rend invulnérable. Alors que nous l’avions vu, deux heures plus tôt, très fragile, une lame entre les dents, un filet de sang sur le menton, où son plan n’était pas loin de capoter, donc de le trahir, de le détruire.

     Un prophèten’est pas exempt de nombreux défauts, c’est indéniable. Il suffit d’évoquer son titre, qui à mon sens n’obtient pas l’efficacité escomptée. La dimension mystique (la scène de l’animal) n’est finalement que peu exploitée et réduit l’étrangeté du procédé. Mais l’enjeu n’est, je crois, pas là. Car en terme de film de prison, s’il fallait le réduire à ce simple genre, il est au-dessus du lot, largement. Il faut voir la tension qui se dégage du film, et tient de bout en bout. Il faut voir l’interprétation, aussi bien de Tahar Rahim que des autres, et puis ce climat, cette angoisse claustrophobe qui s’en dégage. Allez, employons les grands mots : Un prophète est en quelques sortes, Le chef d’œuvre de Jacques Audiard. L’un des tous meilleurs films de l’année. Pas parce qu’il est proche d’un certain cinéma américain, comme l’était le diptyque sur Mesrine, mais parce qu’il ne se casse jamais la gueule alors qu’il a le sujet pour, et surtout parce qu’il tient en haleine comme très peu de films cette année ont su le faire. Belle surprise, belle claque.

Still Life (Sanxia Haoren) – Jia Zhang-Ke – 2007

still-life-jia-960x0-c-defaultMétamorphoses du paysage.    

     8.5   Nous sommes à Fengje, en amont du barrage des trois gorges, non loin de Shanghai. Le lieu a son importance tant il est magnifiquement filmé. Un homme cherche son ex-femme qu’il n’a pas vu depuis seize ans et sa fille qu’il ne connait pas. Une femme, de son côté, cherche son mari qui a disparu du foyer depuis deux ans. Deux recherches. Deux âmes errantes, ou presque. Tous deux ont un but, mais il est freiné par les bouleversements des lieux. Il suffit de voir le regard de cet homme pour le comprendre. Ce village qui était jadis le sien a disparu sous les eaux du barrage des trois gorges, entraînant la disparition de souvenirs et le déplacement intégral de la population locale.

     Incroyable ce qui transparaît à l’écran, autant dans la photo à tomber des lieux, cette profondeur à n’en plus finir, et ce fleuve qui semble avoir effacé un lieu, une époque. Tout comme dans l’approche des personnages, la direction des regards, vers un paysage qui n’est plus, un paysage métamorphosé. Quelquefois j’ai pensé à Je veux voir, le film de Khalil Joreige et Joanna Hadjithomas, sorti l’an dernier. Même intensité mélancolique dans les yeux des protagonistes, même tristesse muette.

     Quant à la partition musicale, elle est somptueuse. Elle semble accompagner chaque plan, chaque souvenir, chaque rêve des personnages. Et ces sons qui donnent un nouveau coeur à ce nouvel endroit, le son de la destruction, des masses qui frappent la pierre, perdus dans une immensité fabuleuse. Je n’en revenais pas. J’aurais aimé que ça dure encore et encore, que chaque plan s’installe davantage.

     Il y a pourtant ces deux scènes surréalistes, de cet ovni et du monument fusée, qu’honnêtement je peine à interpréter. Que tente de dire le cinéaste ? Si le premier effet semble simplement servir de liaison fantastique entre les deux histoires, qu’en est-il du second ? J’ai lu quelque part que le décollage du monument (l’histoire de la jeune femme) pourrait répondre à l’effondrement de l’immeuble, dans l’histoire suivante (celle de l’homme). On y voit donc cet éternel parallèle que Jia Zhang-Ke a construit, bâti durant toute la durée du film. Cette idée de destruction/reconstruction, un homme qui cherche à retrouver sa femme pour la reconquérir, une femme qui cherche à retrouver son mari pour le quitter, cette idée de fil entre deux rives symbolisé par ce funambule entre deux immeubles, plan qui semble tout droit sortir d’un tableau. Le monument décolle, la jeune femme souhaite détruire sa relation. L’immeuble s’effondre, un couple se retrouve. Plus qu’un parallèle, c’est une analogie directe entre la vie et la mort.

     Still Life, comme 24 City cette année, parle d’un pays, et en parle de la plus belle des manières. C’est un chant d’amour, poétique, un appel au changement, la marque en tout cas d’un immense cinéaste, avec lequel j’apprends, difficilement c’est vrai avec son dernier film, mais qui me passionne comme personne. Un chef d’oeuvre!

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