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Blood ties – Guillaume Canet – 2013

02. Blood ties - Guillaume Canet - 2013Boring ties.

   2.1   Remake d’un film de Jacques Maillot, Les liens du sang, Blood ties a tout du passeport idéal pour les Etats-Unis : néo-polar bien dépressif, doté d’un improbable casting 4 étoiles et produit par James Gray. Si l’on voit vite que Canet veut faire son We own the night, il faut bien dire que rien ne fonctionne ici, le film est beaucoup trop long, maladroit, sans âme, anecdotique et la tension dramatique (La tragique trajectoire de frangins que tout oppose) convoitée proche de zéro. L’original (Dans lequel Canet y campait le fils préféré) était déjà pas terrible mais il y avait une ambiance, le film était plus nerveux, plus poisseux, moins foutraque. Là il n’y a rien. Sans compter que Canet accompagne ad nauseam chaque scène d’un morceau de sa playlist de bon goût et que ça plombe absolument tout. N’est pas Scorsese qui veut. Dans un registre similaire et si ces films ne sont pas indispensables, je préfère de loin La French, de Jimenez ou Animal Kingdom, de Michôd. Américanisés à mort aussi ceux-là mais plus subtils, moins dans la surenchère bas de plafond. Ici, outre le fait qu’aucune scène n’explose vraiment, outre le fait qu’on ne croit à rien, ni aux situations ni aux interactions, tout pèse une tonne, tout est surligné pour ne jamais trop nous perdre, même lorsque Blood ties s’adonne à la course-poursuite, ultra prévisible. Et le film semble tellement certain d’être le parfait polar classique en permanence qu’il en devient carrément grotesque.

Point Break – Ericson Core – 2016

19. Point Break - Ericson Core - 2016Trash cover.

   2.2   C’est donc le remake du film de Kathryn Bigelow, avec Keanu Reeves et Patrick Swayze. Un classique pour Brice. Un classique pour moi aussi. Sans surprise, c’est terriblement mauvais. Il y avait pourtant deux éléments qui attisaient la curiosité : Edgar Ramirez, splendide Carlos dans le chef d’œuvre d’Assayas, qui reprend ici le rôle de Bodhi ; Et Teresa Palmer, qui ne sert à rien, mais qui est là. Bah ouai. Ça ne suffit malheureusement pas à sauver ce machin qui aligne les scènes d’action indigestes et les rebondissements ridicules et qui ne fait qu’emprunter ci et là quelques situations (les masques, le flingue déchargé vers le ciel (qui parvient à faire plus parodie que la scène de La cité de la peur) ou la scène finale dans les falaises de vagues) du film original via des clins d’œil lourdingues. Une bonne daube.

Peur de la peur (Angst vor der Angst) – Rainer Werner Fassbinder – 1975

42. Peur de la peur - Angst vor der Angst - Rainer Werner Fassbinder - 1975     7.2   Je relance souvent des cycles Fassbinder. Un bonheur, je ne m’en lasse pas. Je croyais que celui-ci serait mineur (en bonus du dvd de Martha) quand on pense d’ailleurs que de nombreux Fassbinder sont des téléfilms au départ (Oui, comme La maison des bois, de Pialat) Or pas du tout : c’est un grand film sur la folie. Un pur Fassbinder. Simple, concis, un beau geste de metteur en scène une fois encore. Et puis je l’ai découvert un soir d’orages, ça lui offrait une atmosphère encore plus tétanisante.

Effi Briest (Fontane Effi Briest) – Rainer Werner Fassbinder – 1975

20. Effi Briest - Fontane Effi Briest - Rainer Werner Fassbinder - 1975     4.9   Vraiment pas facile. Il n’y a pour ainsi dire aucun rythme, on varie la parole entre les personnages et une voix off en permanence, des cartons d’ellipses toutes les cinq minutes, et ça dure 2h15. Pas le plus stimulant des films de Fassbinder même si ici encore il y a le temps de quelques séquences des fulgurances sensationnelles, des plans à tomber. Et Hanna Shygulla, bon dieu…

Les dieux de la peste (Götter der Pest) – Rainer Werner Fassbinder – 1970

24. Les dieux de la peste - Götter der Pest - Rainer Werner Fassbinder - 1970     5.2   C’est en me confrontant à ses « petits films » que je me rends compte combien Fassbinder m’est cher. Il y a ici des tas de choses embarrassantes pour lesquelles j’ai une infinie tendresse car je décèle ci et là quelques fulgurances mais surtout l’impression de voir la gestation d’un cinéma puissant.

Le petit chaos (Das kleine Chaos) – Rainer Werner Fassbinder – 1967

40. Le petit chaos - Das kleine Chaos - Rainer Werner Fassbinder - 1967     3.9   Court métrage de Fassbinder sans grand intérêt où il quémande de la thune à des gens, avec ses potes, sans succès, avant de décider de la menacer avec une arme car dit-il, en parlant du cinéma Hollywoodien : « Je rêve d’un polar qui se finirait bien! » Ils volent une femme et finit par demander à ses collègues ce qu’ils vont faire avec l’argent. L’une répond qu’elle va s’acheter une robe. L’autre répond qu’il va acheter une peluche pour son fils. Et Fassbinder dit qu’il va se faire un ciné. Dispensable.

Du silence et des ombres (To Kill a Mockingbird) – Robert Mulligan – 1963

16. Du silence et des ombres - To Kill a Mockingbird - Robert Mulligan - 1963Rentrée des classes.

   7.6   Je me méfie toujours un peu de ces classiques absolus mais là j’ai trouvé ça magnifique de bout en bout. Je trouve l’idée de couper le film en deux (une partie du point de vue des enfants, un frère et une sœur, une partie procès, passionnante même si nettement plus mécanique, hollywoodienne) absolument lumineuse. L’idée de substituer au parfait plaidoyer anti-raciste une sublime histoire de gosses, lui permet de viser double et de l’emporter plutôt deux fois qu’une. La fin est très belle. Et les enfants sont excellents.

Hanté par ses ex (Ghosts of girlfriends past) – Mark Waters – 2009

17. Hanté par ses ex - Ghosts of girlfriends past - Mark Waters - 2009     2.4   Faussement subversif, petite rom’com bien puritaine et moralisatrice dont on ne pourra guère retenir que le jeu relativement jouissif de l’incorrigible Matthew McConnaughey. Et le reste du casting 4 étoiles : Jennifer Garner, Michael Douglas, Emma Stone. Ils permettent de faire oublier la non intrigue, le manque de rythme et les situations archi-prévisibles de par leur présence en totale roue libre qui parfois, nous décroche quelques légers sourires. Encore faut-il être de bonne composition à ce moment-là, bien entendu.

Dix pour cent – Saison 2 – France 2 – 2017

12. Dix pour cent - Saison 2 - France 2 - 2017ASK reprend du poil de la bête.

   7.0   Hormis un épisode en dessous, mettant en lumière Norman et Julien Doré, Dix pour cent aura bien choisi ses guests dans cette deuxième saison (On se souvient d’instants plus indigestes avec Julie Gayet & Joey Starr puis avec Francois Berléand, notamment) qui gagne forcément moins sur l’effet de surprise (On sait maintenant combien elle peut être géniale et superbement écrite) mais qui se révèle plus homogène. Il y aura Ramzy & Virgine Efira, Fabrice Luchini, Isabelle Adjani, Guy Marchand et même Juliette Binoche dans une sortie spécial Cannes savoureuse. J’aime beaucoup la nouvelle direction prise par la série avec le personnage casse-gueule d’Hicham, le milliardaire qui rachète l’agence. Ça aurait pu servir d’étoffe factice mais c’est très réussi, déjà parce que le personnage en lui-même est passionnant mais aussi parce que la relation qu’il noue avec les actionnaires est bien écrite, hyper ambiguë, en particulier avec Andrea. Mon gros bémol c’est tout ce qui tourne autour de l’hôtesse d’accueil, Sophia, qui se rêve actrice : Là franchement je trouve l’idée vraiment peu inspirée d’une part car le personnage est vide et ensuite parce qu’on ne croit pas à son idylle amoureuse avec Gabriel – Personnage un peu oublié qui avait pourtant illuminé la saison de lancement. A part ça la série est toujours aussi géniale, les six épisodes se regardent tout seul. Et je suis définitivement fan de nos deux assistants qui crèvent l’écran, Noémie aka Laure Calamy et Hervé aka Nicolas Maury. Evidemment. Et j’aime beaucoup ce que la série fait de cette famille décomposée/recomposée avec les personnages de Camille et Mathias. Vivement la suite.

Les Miller, une famille en herbe (We’re the Millers) – Rawson Marshall Thurber – 2013

27. Les Miller, une famille en herbe - We're the Millers - Rawson Marshall Thurber - 2013     4.9   Un petit dealer se doit de rembourser une marchandise dérobée pour le compte de son fournisseur. Pour cela, il doit filer jusqu’au Mexique, y faire passer une grosse cargaison et tente de faire profil bas en se montant de toutes pièces une fausse famille. J’ai eu quelques fous rires. Alors certes, c’est généralement en roue libre mais de la roue libre agréable, tentant toujours de surprendre sans néanmoins oublier d’être drôle. Le discours est limité cela dit avec sa morale à deux sous. Et quelques apparitions sont vraiment Wtfesque Mais le casting est globalement parfait. Et puis Jennifer Aniston, quoi, surtout. Fasciné aussi par ce drôle de jeune acteur au très long cou et aux yeux globuleux. En gros je trouve ça aussi bien qu’une autre film (sur)estimé de Rawson Marshall Thurber : Dodgeball. Que je reverrais bien, cela dit.

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silencio


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