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Les complices – Cécilia Rouaud – 2023

07. Les complices - Cécilia Rouaud - 2023Notre voisin le tueur.

   4.0   Max, tueur à gages se retrouve soudain phobique du sang et tombe dans les vapes à chaque contrat. Il se range, déprime et trouve un boulot de commercial dans une société immobilière, grâce à son couple de voisins qui y sont employés. Mais son passé le rattrape et une armada de tueurs, pour le compte de ses anciens employeurs, est à ses trousses. Il embarque bientôt ses voisins dans la complicité. Toute la première partie, un peu molle à l’image, un peu extravagante dans son récit, est plutôt attachante. En grande partie grâce à François Damiens (le tueur), Laura Felpin & William Lebghil (le couple) qui génèrent un trio mal assorti assez prometteur à défaut d’être irrésistible. L’idée est séduisante sur le papier – d’autant que le film a quelques atouts, niveau rôles secondaires (Cayrey, Podalydès) dans sa poche – mais ça manque d’efficacité et d’originalité. On a l’impression d’avoir déjà vu ça avec cet humour-là, en mieux, chez les Coen (qui semble être la référence majeure) ou ailleurs, jusqu’au final en eau de boudin, tout mou et prévisible.

38°5 quai des orfèvres – Benjamin Lehrer – 2023

????????????????????????La fièvre du (film du) dimanche soir.

    0.5   Les références sont doubles. Il y a Le silence des agneaux, évidemment, le film le cite tellement partout jusqu’à le faire dire dix fois par ses personnages, ce serait dur de ne pas y penser. Il y a aussi La cité de la peur, tant la parodie est poussée à son paroxysme. Sauf que rien ne fonctionne. Pas un gag. Pas une vanne. Tout est nul, consternant, d’une laideur sans nom, réalisé comme un mauvais épisode de série de merde lambda, bref zéro cinéma. Les décors sont atroces, les acteurs aux fraises qu’ils en fassent trop (Artus) ou pas assez (Bourdon). Une gêne de bout en bout.

La vie au Canada – Frédéric Rosset – 2023

26. La vie au Canada - Frédéric Rosset - 2023Esprit de famille.

   6.0   Ravi de retrouver la tonalité sensible qui émanait d’Irresponsable – la série co-écrite par Frédéric Rosset – et cette légèreté de façade, qui vire bientôt à une mélancolie palpable. En vingt-cinq minutes, La vie au Canada brasse suffisamment, pour qu’on s’attache à cette famille, qu’on y croit, qu’on apprenne un peu de leur histoire, afin que celle de Sarah résonne plus fortement encore. C’est Allison Chassagne (déjà géniale dans la dernière saison de la série Irresponsable) qui campe Sarah et se rend à un repas chez ses parents, accompagnée d’Hermione, dix ans, la fille de sa compagne, absente car soi-disant en train de préparer leur départ pour le Canada. C’est aussi l’occasion pour elle de croiser son frangin (son vrai frangin, évidemment) et une cousine, avec qui elle semble avoir eu une aventure. Il y aura une scène très drôle de montage de tante entre frangin(s) et leur père, incarné par le toujours génial Philippe Rebbot. Et in extremis, sans le placarder non plus, le film interroge le poids d’une filiation indirecte et ce qu’elle devient au moment d’une séparation. C’est un beau film sur l’incertitude existentielle et la difficulté d’en accepter les tremblements.

L’acteur – Hugo David & Raphaël Quenard – 2023

30. L'acteur - Hugo David & Raphaël Quenard - 2023Elément perturbateur.

   4.0   Projet hybride de making-off et vrai-faux documentaire/portrait observant l’acteur Raphael Quenard sur le tournage de Chien de la casse, de Jean-Baptiste Durand ainsi que des témoignages de l’équipe (ici Galatea Belugi, ici Anthony Bajon, ici Durand lui-même) révélant l’impossibilité de comprendre le bonhomme. Je vois l’idée, la volonté de surfer disons sur Ennemis intimes d’Herzog, mais j’ai du mal à me prendre au jeu avec Quenard autant qu’avec Klaus Kinski. D’une part car si Quenard m’a impressionné l’an passé, aussi bien dans Yannick que Chien de la casse ou Je verrai toujours vos visages, je le trouve pas très intéressant dans cet excès d’improvisations absurdes pas digérées, cette espère ce jeu mal dégrossi à la Dewaere. D’autre part car aussi chelou soit-il, même sur un plateau, j’ai l’impression que c’est moins le genre à péter un câble ou niquer un projet qu’à s’investir pleinement pour un auteur, pour un film. Ce qui m’a le plus séduit dans ce documenteur c’est la première scène en fin de compte : Cette interview de Durand soudain perturbée par l’irruption de Quenard dans le cadre en train de se faire couler un café. Il aurait fallu que ce soit très con et très subtil comme ça tout du long.

Arachnophobie (Arachnophobia) – Frank Marshall – 1991

24. Arachnophobie - Arachnophobia - Frank Marshall - 1991Bug me.

    6.5   Premier essai à la réalisation pour Frank Marshall, plus identifié en tant que producteur. C’est ainsi qu’il est référencé sur Wikipedia, d’ailleurs : « Frank Marshall (producteur) ». Il sera notamment celui de Steven Spielberg dès Les aventuriers de l’arche perdue. Et donc cocréateur d’Amblin. Il est par ailleurs marié à l’une des productrices les plus célèbres d’Hollywood, Kathleen Kennedy. Pour moi il restera malgré tout le réalisateur des Survivants, qui retraçait le drame du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571 dans La cordillère des Andes. Et aussi celui d’Arachnophobie, que j’avais un peu oublié et que j’ai réhabilité l’an dernier avant de le montrer cette fois à mon fiston, qui me le réclamait depuis un moment.

     En plus d’être co-produit par Amblin Entertainment,  Arachnophobie sera aussi le premier film à sortir sous Hollywood Pictures, une filiale de Disney, à qui l’on devra bientôt La main sur le berceau (Curtis Hanson), Le poids du déshonneur (Barbet Schroeder), Rock (Michael bay) ou encore Sixième sens (M.Night Shyamalan). Bref à l’époque où je découvre ces films, je suis ado et j’en ai strictement rien à carrer de qui les fait, encore moins de leur système de production, mais c’est intéressant de s’y intéresser avec le recul.  Plus troublant : en le revoyant, je me disais que l’ouverture du film semblait citer le début de Jurassic park, avec son expédition dans la jungle vénézuélienne, mais le Spielberg n’était pas sorti, encore.

     C’est la même famille, quoiqu’il en soit. Arachnophobie c’est moins Tarentula, de Jack Arnold que Les dents de la mer, version araignées : on y retrouve le(s) monstre(s) abstrait(s) et la phobie du personnage principal. Martin Brody aurait préféré un plus gros bateau, Ross Jennings un meilleur insecticide. On y retrouve aussi la séquence des enfants, mais Marshall n’ira pas si loin que cette mémorable scène du matelas jaune, ni dans la tension imposée, ni dans sa force visuelle, se contentant de l’irruption d’une araignée descendant sur une poupée, avant que les gamines visées ne s’en tirent in-extremis.

     Arachnophobie ressemble davantage au cinéma de l’un des plus grands disciples de Spielberg, Joe Dante, mais une version plus sage, le film jouant sur des inserts comiques (le dératiseur incarné par John Goodman, notamment) pas forcément bien canalisées – la séquence avec le couple de vieux bouffant leurs popcorns devant La roue de la fortune, il y a vraiment une parenté avec le couple Futterman des Gremlins, mais c’est un peu bâclé – et une construction dramaturgique progressive et assez attendue, de la terreur de l’intrusion et de la prolifération. Qu’importe, je m’en satisfais, c’est très efficace et ça fonctionne très bien sur moi. D’autant que les araignées sont très belles (aussi bien les vrais que les animatroniques) et que c’est toujours un bonheur d’avoir Jeff Daniels dans un film. 

Terrifier 2 – Damien Leone – 2023

40. Terrifier 2 - Damien Leone - 2023Art de mourir.

   5.5   On avait découvert Art l’effroyable clown dans un premier Terrifier volontiers Z, boucherie bricolée dans un hangar, avouons-le, assez galvanisante.

     Art le clown c’est donc un clown tueur, mais un boogeyman pas vraiment comme les autres, une créature sans passé, sans douleur, entièrement muette, un serial killer psychopathe, démon trivial (un type masqué qui tue et se fend la gueule en silence) qui ne fait pas de détail si ce n’est pour détailler la viande de ses victimes. Oui, la franchise Terrifier est archi gore, c’est sa grande force. Je dis franchise, oui, le troisième volet sort cette année…

     Terrifier 2 devrait être un bis comme il en sort des tonnes en vod ou jadis en dtv ou jadis plus loin quand on appelait ça des films de vidéo club, mais Terrifier 2 a la particularité d’être sorti en salle. Un pur slasher, fauché, d’une durée absurde de 2h20 (!!!), tourné en financement participatif (un crowdfunding qui récolta ainsi huit fois celui glané par le premier opus) qui sort en salle sur une centaine de copies. En France, j’entends (où il fera 70.000 entrées) mais aux États-Unis c’était plus dingue encore puisqu’en cinq semaines il avait récolté cinquante fois son budget, faisant de lui le film le plus rentable en 2022 outre Atlantique. Un film attraction, bien entendu, basé entre autres sur la fameuse légende des malaises dans la salle.

      Bon tout ça c’est bien joli, mais le film il est ce qu’il est aussi. Généreux, évidemment. Mais aussi, beaucoup, beaucoup trop long. Reste qu’en terme de sang et de mises à mort, on en a pour notre argent, c’est sûr.

     Ma grande limite avec lui c’est qu’au-delà de son dispositif fascinant et parfois sa volonté de ne pas trop s’attacher au scénario mais bien plus à sa force visuelle, et au malaise de la durée (ce prologue à rallonge, tout en sous-couches, cet interminable rêve) le film, cette suite, se pose un poil trop en post Scream, dans la mesure où tous les personnages semblent avoir conscientisé et iconisé le boogeyman ambiant.

     C’est pas bien grave en soi, mais je pense que le film est meilleur sitôt que ses (très mauvais) acteurs se taisent, et que le film (mal écrit) ne raconte rien. Il y a vraiment des trouées graphiques très belles dedans, à la Fulci ou Bava. Ça me suffisait. Sans surprise, j’ai hâte de voir le suivant.

Une invention moderne (He done his best) – Charley Bowers – 1926

20. Une invention moderne - He done his best - Charley Bowers - 1926Panique en cuisine.

   7.0   Pile poil ce que j’attendais de Charley Bowers. De la destruction, du bricolage, une machine délirante et des supers inserts en stop motion.

     Tandis qu’il veut au préalable demander la main de sa belle au père de celle-ci, gérant d’un restaurant, Bricolo se retrouve à devoir remplacer un employé à la plonge avant d’être pris dans un engrenage qui fera de lui à la fois le cuisto et le commis. Il fera tout péter, au sens propre.

     Très amoureux, il acceptera alors de tout reconstruire. À sa façon d’inventeur : En automatisant tout. Le restaurant sera une gigantesque machine où il n’y aura plus besoin ni de commis, ni de cuisinier ni de plongeur.

     C’est Les temps modernes à la Bowers. Une machine à gags complètement effrénée dans laquelle on verra des bras mécaniques s’occuper de faire pousser des carottes, appâter un poulet par une porte pour qu’il en ressorte par l’autre porte dans l’assiette, ou même une huître s’enduire elle-même de sauce avant de revenir dans sa coquille. Plaisir total.

Le roi du charleston (Fatal footsteps) – Charley Bowers – 1926

13. Le roi du charleston - Fatal footsteps - Charley Bowers - 1926Faut que ça danse.

   5.0   Parmi les burlesques du cinéma muet, l’histoire a retenu Chaplin et Keaton, évidemment, mais aussi Harold Lloyd ou encore Laurel & Hardy. On évoque moins Charley Bowers. Je me souviens pourtant d’une projection y a de cela une quinzaine d’années, cinq courts métrages muets diffusés dans un programme spécial, contenant deux Chaplin, un Keaton et deux Bowers : Non tu exagères et Pour épater les poules, si inventifs, si merveilleux, qu’ils avaient à mes yeux un peu éclipsé le reste, plus attendu probablement.

     Au préalable, Bowers était un funambule puis un caricaturiste avant d’ouvrir un studio de production spécialisé dans les dessins animés. Ce parcours se reflétera plus tard dans son cinéma, mêlant burlesque, techniques d’animation et prises de vue réelles. En France, Chaplin était Charlot, Keaton Malec ou Frigo, Bowers, lui, campait Bricolo.

     Dans Le roi du Charleston, le personnage joue un garçon de ferme qui se met en tête de se préparer au grand concours du charleston, qui lui permettra d’épouser une aristocrate, la senorita Pepita Tumafol. Il n’hésitera pas à dessiner les pas de danse dans la maison ni à inventer des chaussures aussi farfelues qu’ingénieuses. Sous ses contours narratifs, le film est surtout l’occasion de délirants passages en stop motion. Ainsi chez Bowers il n’est donc pas interdit de voir l’insert d’un long plan montrant un poisson dansant hors de son aquarium, par exemple. Assez chouette, mais je n’ai pas retrouvé l’inventivité rythmique et plastique des deux autres films.

Pauvres créatures (Poor things) – Yórgos Lánthimos – 2024

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????Poupée d’images et de sons.

   8.0   La bande annonce me filait des boutons. Lanthimos m’avait exaspéré avec The Lobster, gonflé avec La favorite. Et pourtant, une force étrange m’a poussé à aller voir ce film en salle. J’avais envie de cette expérience ce soir-là, un quitte ou double de 2h20. Au moins, je savais qu’en cas de grosse souffrance, Lanthimos et moi c’était définitivement terminé.

     Et j’ai adoré. Inexplicable. Enfin si : j’ai entièrement acheté ce personnage et ce pitch incroyable : l’histoire de Bella, suicidée enceinte recueillie et ressuscitée par un savant fou lui ayant greffé le cerveau du bébé qu’elle portait, qui va peu à peu s’émanciper et découvrir l’espèce humaine via une odyssée tortueuse à travers l’Angleterre de l’époque victorienne puis l’Europe.

     C’est Frankenstein et Candide qui rencontrent Freaks et Nymphomaniac. En gros. Tout était surprise pour moi, exaltante, au diapason du voyage de Bella. Ses déambulations londoniennes puis son départ en bateau. L’escale à Alexandrie. Puis Paris. Un apprentissage accéléré, du plaisir sexuel, du rapport à la jalousie, la possession, du système capitaliste, de la transmission de la domination, elle qui était, au préalable, émancipée naturellement des codes de la société et du patriarcat.

     Toutes les extravagances visuelles (plans distordus au fisheye notamment) de Lanthimos soudain ont pris sens devant mes yeux, sens avec le destin de ce personnage, son voyage vers une humanité monstrueuse. Il y a mille choses à voir en permanence, dans chaque plan. C’est un vrai plaisir pour les yeux.

     J’ai tellement ri, aussi. Grâce à une Emma Stone démente. Et un Mark Ruffalo improbable. Et surtout j’ai senti que Lanthimos aimait cet univers, qu’il aimait son personnage, tous ses personnages, qui ne sont plus seulement des objets d’étude expérimentale mais des êtres qui existent, avec une histoire à défendre. On ressentait un peu la naissance de ça dans La favorite, mais ça manquait encore d’incarnation.

     Ici Lanthimos ajuste sa mise en scène au regard de Bella. Et par la même occasion il ne fait pas du savant un être abscons, d’une part car il reste dieu (Godwin, l’appelle-t-elle) aux yeux de Bella et d’autre part car il est une sorte de docteur Frankenstein doublé de la créature de celui qu’incarnait jadis son père.

     Il sera difficile d’oublier le vertige imposé par cette expérience visuelle, ces images folles, ces bulles d’acide gastrique qui côtoient des animaux hybrides, ces tapisseries et ces architectures hallucinantes. Je laisse volontiers Barbie aux autres et je garde Poor things.

Godzilla Minus One (Gojira Mainasu Wan) – Takashi Yamazaki – 2024

36. Godzilla Minus One - Gojira Mainasu Wan - Takashi Yamazaki - 2024Une affaire de famille.

   6.0   Godzilla, j’y connais rien, franchement. J’ai vu celui de Roland Emmerich y a longtemps. Et le Gareth Edwards à sa sortie. C’est tout. J’y allais uniquement car le film était accompagné de dithyrambes d’un côté ou déception cinglante de l’autre (le papier de Thoret est violent). Et donc ça m’attirait encore davantage.

     C’est un peu Une affaire de famille qui rencontre Pearl Harbor, en somme. Kore-Eda & Michael Bay. Mélange détonnant, qui déploie ses nombreux défauts dans l’un et dans l’autre, mais aussi de belles qualités.

     J’ai aimé cette partie de mélo d’après-guerre. Cette famille, qui au préalable n’en est pas une et qui n’accepte d’ailleurs pas d’en être une, qui se construit sur des ruines, de l’entraide, de l’humain. C’est très beau. Et le champ de ruines du Tokyo dévasté est impressionnant. Je pense malgré tout que le film ne va pas assez loin, dans le quotidien de l’après désastre, de ceux qui tentent de survivre. Par instants j’ai pensé au très beau Pluie noire, de Shohei Imamura. Mais c’est effleuré.

     J’ai aimé sa partie blockbuster. L’introduction sur l’île de Godo. La scène de Godzilla à Ginza, qui détruit tout alors que la ville était en totale reconstruction. Le film saisit brillamment l’état d’esprit japonais, le cauchemar de la bombe atomique, le traumatisme de la défaite, l’obsession sacrificielle, symbolisée en grande partie par ce portrait de kamikaze déserteur.

     Le film cite un peu trop Les dents de la mer, il me semble. Cette chasse au monstre, d’abord sur des bateaux en bois (les seuls à pouvoir détruire les nombreuses mines laissées par les Américains) puis avec des croiseurs, échoue souvent à provoquer l’angoisse, l’attente, la durée qui irriguait tout le chef d’œuvre de Spielberg. Là quand il ne se passe rien, on s’ennuie, en grande partie car ça ne fait que causer. Et quand il se passe quelque chose ça va beaucoup trop vite.

     La dernière partie est efficace, mais on ne peut s’empêcher de penser que ça aurait pu être mieux. Le film tente de nous faire une « Titanic » en nous expliquant le plan sur maquette avant qu’on le vive, mais Yamazaki n’est pas Cameron, en ne parvient pas à nous faire oublier la maquette, disons. Sans parler du twist parachute qu’on avait vu venir à des kilomètres (« une dernière chose… » puis cut, sérieusement…) et que je craignais qu’on nous explique par un désuet flashback et ça n’a pas loupé. Au même titre que la scène pivot de la disparition (j’essaie de pas trop en dire) qui est un peu ridicule. Au même titre que tous ces moments où l’on force la gamine à pleurer, qui bizarrement sera hors champ dans le dernier plan de retrouvaille. Chelou.

     Tout n’est donc pas réussi mais il y a de l’idée. Un désir de film à l’ancienne. Une envie de romanesque. Et un galvanisant portrait non pas des troupes armées et du sens du sacrifice, mais du désir de vivre et construire une famille.

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silencio


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