La voix royale.
6.0 L’argument du film est assez improbable, mais Fabienne Godet y croit tellement et ses interprètes (tous excellents) aussi qu’on finit par l’accepter à notre tour.
Baptiste est imitateur la nuit et il est approché par un écrivain célèbre qui souhaite écrire un nouveau livre et lui propose de s’occuper de son téléphone, prendre sa voix, bref gérer sa vie mouvementé et chaotique à sa place, incarnée par sa fille, son père, son ex-femme, sa maîtresse, son éditeur, entre autres. Évidemment, il y a l’idée de relier deux mondes – idée à la Intouchables, en somme. Mais le film s’y emploie avec douceur et subtilité.
Toujours un plaisir de voir et revoir Denis Podalydès. Mais le vrai plaisir est de revoir Salif Cissé (A l’abordage) dans un vrai premier rôle, assez déroutant. Car l’idée casse-gueule ne s’arrête pas à son étonnant pitch puisque Cissé prendra donc la voix de Podalydès, qui le double, dans un travail de synchronisation bien orchestré. Et on y croit. Le film est même plutôt émouvant, notamment parce qu’il prend le temps de l’être, de faire exister ses personnages.
En revanche il faut se fader Le Freak, de Chic cent fois puisque c’est la sonnerie de téléphone de l’écrivain. Un running-gag qui devient ver d’oreille absolument pas sympa durant un moment après le film.
4.